Si l'on en croit le test mené depuis dix mois - et encore jusqu'en 2021 - auprès de 35 000 jeunes, le Pass Culture promis par Emmanuel Macron pendant sa campagne pour la présidence de la République serait, contre toute attente, un instrument très favorable au livre. D'après les premières observations, non seulement 69 % des réservations des utilisateurs concerneraient des biens physiques et des activités culturelles, contre 31 % pour des offres numériques, mais le livre en absorberait à lui tout seul 45,1 %, loin devant les concerts et festivals (12, 3 %), l'écoute de musique (11,3 %), l'audiovisuel (10 %), le cinéma (3,8 %) et la presse (2,6 %).

Cette bonne nouvelle, alors que le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil bat son plein, permet de ne pas désespérer de l'appétence des jeunes pour la lecture. Celle-ci est également confirmée par l'écho et le succès commercial réitéré cet automne des prix des lycéens - Goncourt, Renaudot et même Femina -, qui jouent un rôle majeur pour développer l'intérêt des jeunes lecteurs pour l'actualité littéraire.

Au demeurant, tranchant avec les contre-performances des deux rentrées littéraires précédentes, celle de 2019 affiche un beau bilan sur tous les plans. Alors même que les éditeurs ont resserré leur production, le nombre de romans de la rentrée apparus depuis la mi-août au moins une semaine dans nos classements de meilleures ventes Livres Hebdo/GFK s'inscrit à la hausse. De même leurs ventes cumulées font, en nombre d'exemplaires, un bond de 42 %.

Certes, cette consolidation laisse moins d'espace aux premiers romans, bien placés mais moins nombreux au palmarès des titres les mieux vendus de la rentrée. Mais elle s'accompagne d'une progression réjouissante de la parité entre auteurs femmes et hommes parmi les mieux classés, dont on peut attendre qu'elle contribue à la diversité de la production littéraire comme à celle de son lectorat.

28.11 2019

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