Disparition

Philippe Hugon, spécialiste de l'économie du développement, est décédé

Philippe Hugon - Photo © IRIS - CAPTURE D'ÉCRAN

Philippe Hugon, spécialiste de l'économie du développement, est décédé

Auteur d'une quinzaine d'essais sur l'économie du développement et de l'Afrique, Philippe Hugon s'est éteint le 20 avril à l'âge de 78 ans.

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Par Cécilia Lacour,
Créé le 26.04.2018 à 17h33,
Mis à jour le 26.04.2018 à 18h00

"C’est avec une immense douleur que j’ai appris la disparition de Philippe Hugon", s'est ému, lundi 23 avril, le géopolitologue Pascal Boniface sur le site de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Philippe Hugon, spécialiste de l'Afrique et de l'économie du développement est décédé à l'âge de 78 ans le 20 avril.
 
Né le 5 mai 1939 à Paris, Philippe Hugon a d'abord enseigné l'économie au Cameroun (1963-1965) puis à Madagascar (1969-1974) avant de rejoindre l'université Paris-Nanterre. Consultant pour de nombreux organismes d'aide au développement et fondateur du Centre de recherche en économie du développement (Cered – Université Paris-Nanterre), il a également été directeur de recherche à l'Iris, en charge de l'Afrique.

Engagé
 
Auteur d'une centaine d'articles dans des revues spécialisées, Philippe Hugon a publié plus d'une quinzaine d'essais sur ses thématiques de prédilection. Il a notamment rédigé Economie politique internationale et mondialisation (Economica, 1997), L'économie de l'Afrique (La Découverte, 2006, réédité à sept reprises), La Géopolitique de l'Afrique (Armand Colin, 2006, réédité à quatre reprises), Afriques : entre puissance et vulnérabilité (Armand Colin, 2016). Son dernier ouvrage, L'Afrique : défis, enjeux et perspectives en 40 fiches pour comprendre l'actualité, a été publié chez Eyrolles en novembre 2016.
 
Philippe Hugon a également publié une autobiographie, Mémoires solidaires et solitaires (Karthala, 2013), dans laquelle il mêle vie privée et vie professionnelle pour relater ses engagements dans les pays en voie de développement.

Cet économiste considérait que "la spécificité des pays les moins avancés nécessite de prendre en compte leur histoire, leurs vulnérabilités ; il s’impose donc d’avoir une approche nécessairement pluridisciplinaire qui n’entre pas dans les logiques de l’analyse économique orthodoxe où les seules coordinations par le marché ne peuvent donner de l’intelligence aux faits", expliquent l'économiste Jean-Jacques Gabas et l'ancien ambassadeur de France Pierre Jacquemot dans leur hommage publié dans Le Monde.

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