Pierre Lemaitre reçoit le César de la meilleure adaptation | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 03.03.2018 à 00h48 (mis à jour le 03.03.2018 à 13h32) - 1 commentaire Cinéma

Pierre Lemaitre reçoit le César de la meilleure adaptation

Pierre Lemaitre césarisé

C'est la première fois qu'un Prix Goncourt montait sur scène pour recevoir le César de la meilleure adaptation. Au revoir là-haut a remporté 5 César mais c'est 120 battements par minute qui a triomphé avec celui du meilleur film.

La 43e cérémonie des César s'est déroulée le 2 mars à Paris, avec Vanessa Paradis comme présidente.

120 battements par minute de Robin Campillo, qui retrace l'émergence du mouvement activiste Act-Up, repart avec six trophées dont ceux du meilleur film et du meilleur scénario. Ce n'est pas la seule "histoire vraie" déformée par la fiction qui a été récompensée puisque Barbara de Mathieu Amalric a récolté deux prix, dont celui de la meilleure actrice pour Jeanne Balibar.

Dans la catégorie de la meilleure adaptation, Au revoir là-haut d’après le roman de Pierre Lemaitre (Prix Goncourt) a triomphé de films comme Les gardiennes, d’après le livre d’Ernest Pérochon, Patients, premier film et premier livre de Grand Corps Malade, La promesse de l’aube, transposition du roman de Romain Gary ou Le redoutable, d’après le livre d’Anne Wiazemsky, Un an après

Le film d'Albert Dupontel, absent de la soirée, a été récompensé par cinq prix, dont celui de la meilleure réalisation. C'est Pierre Lemaitre lui-même qui est venu recevoir le César de la meilleure adaptation. "Réduire 600 pages pour en faire un film est un exploit" expliquait-il en salle de presse, visiblement ému.
Comme Robin Campillo et de nombreux lauréats, sur scène, lors d'un très beau discours, il a évoqué la situation actuelle concernant les migrants en rendant hommage aux "pauvres, aux SDF, aux précaires, aux réfugiés", à tous ceux qui n'ont pas démérité et qui ne trouvent pas de place dans notre société. Il rappelle que son roman est "l'histoire de deux hommes qui ne retrouvent pas de place dans la société (...) alors qu'ils n'ont pas démérité".  "Nous les appelons aujourd'hui les pauvres, les mal logés, les précaires, nous les appelons aussi les réfugiés" ajoutait-il.
C'est la première fois qu'un Prix Goncourt reçoit un César.

Le grand méchant renard, adaptation de la bande dessinée de Benjamin Renner (Delcourt) a remporté le César du meilleur film d’animation. I’m not your Negro de Raoul Peck, sur l’écrivain James Baldwin, a gagné dans la catégorie documentaire.
 

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“ Curieux qu'on lui décerne un césar quand on sait qu'il a déclaré ne pas avoir participé à l'écriture du scénario. ” Alvarez il y a 2 ans à 10 h 15
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