Entretien

Renaud Lefebvre (Lefebvre Dalloz) : « Une marque commune pour nos produits numériques » 

Renaud Lefebvre

Renaud Lefebvre (Lefebvre Dalloz) : « Une marque commune pour nos produits numériques » 

Directeur général délégué Édition France du groupe Lefebvre Sarrut, Renaud Lefebvre revient sur les ambitions de Lefebvre Dalloz, nouvelle marque ombrelle rassemblant pour la France l’ensemble des produits et services de Lefebvre Sarrut. L'entité est pilotée par Renaud Lefebvre pour l'éditorial, qui pèse 80 % de l’ensemble, Natacha de Saint-Vincent pour la formation professionnelle (15 %) et Stéphane Duret pour les logiciels (5 %).

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Par Charles Knappek,
Créé le 31.03.2021 à 18h32,
Mis à jour le 31.03.2021 à 19h05

Vous venez d’annoncer le lancement de Lefebvre Dalloz, nouvelle marque ombrelle du groupe Lefebvre Sarrut. Quelle finalité poursuivez-vous ?
La création de Lefebvre Dalloz est le fruit d’un processus continu et progressif. Pour rappel, le groupe Lefebvre Sarrut est issu du rapprochement en 1999 des éditions Francis Lefebvre et des Éditions Législatives, suivi de l’arrivée de Dalloz en 2006. Depuis cette date en France, ces trois entités, qui sont et qui restent des sociétés juridiquement distinctes, sont donc parties prenantes d’un même groupe. Nous avons travaillé de manière très progressive et assez modeste au début pour renforcer leurs complémentarités opérationnelles et stratégiques. Cela s’est traduit par la mise en commun depuis 2015 de divers moyens supports (comptabilité, administration des ventes, services informatiques…) et par la possibilité pour chaque structure d’inclure dans ses offres numériques des éléments documentaires complémentaires des deux autres marques. Enfin, une impulsion plus récente a été donnée le 1er janvier 2019 avec la constitution d’un pôle édition France regroupant les trois marques et dont j’ai pris la direction. Aujourd’hui notre objectif, formalisé par la création de Lefebvre Dalloz, est de poursuivre la mise en complémentarité des activités et des catalogues de nos trois maisons d’édition, avec une priorité donnée aux offres numériques.

Quels sont les points d’amélioration que doit permettre la création de Lefebvre Dalloz ?
Il y a tout un travail de maillage des fonds documentaires à effectuer et nous devons encore améliorer l’interopérabilité des fonds dans les plateformes documentaires, qui aujourd’hui ne sont pas interopérables de manière suffisamment fluide. Un client peut souscrire un abonnement qui lui ouvre un accès aux fonds des trois marques, mais les plateformes techniques ne sont pas totalement unifiées. Ce travail long et complexe nous est nécessaire pour mettre en valeur la complémentarité des fonds éditoriaux. Il s’effectue de manière coordonnée avec la question du profilage des offres et des produits par grande catégorie de clients.

Lefebvre Dalloz concentrera-t-il une offre globale ou chaque marque conservera-t-elle une offre spécifique et interopérable ?
Dans la mesure où notre stratégie est d’unifier les approches marchés numériques à destination de nos différents publics, il est important d’unifier l’ensemble à travers l’adoption d’une marque commune. La marque ombrelle sera donc centrale pour nos offres numériques et en assurera l’interopérabilité. Il y aura pour ce faire des offres nouvelles nativement conçues qui exploiteront la complémentarité avec les offres déjà en place. Comme il s’agit de développements lourds et qui prendront du temps, certains de nos produits actuels, par exemple Navis sous la marque Francis Lefebvre, vont continuer d’exister encore quelque temps. Et je précise que si nous avons choisi le nom Lefebvre Dalloz en raison de la forte notoriété de Francis Lefebvre et Dalloz, la marque ombrelle concerne bien tout notre périmètre éditorial, y compris les Éditions Législatives, surtout connues pour leur Dictionnaire permanent.

Cette concentration affectera-t-elle aussi l’identité des ouvrages papier ?
Les productions papier vont continuer de paraître sous leur marque d’origine. Nous allons simplement marquer la filiation par l’ajout d’un logo Lefebvre Dalloz en quatrième de couverture. Mais les codes Dalloz resteront bien des codes Dalloz, tout comme les mémentos Francis Lefebvre conserveront leur identité. La seule exception concerne les Éditions Législatives dont les titres papier, qui sont peu nombreux, ont vocation à paraître dorénavant sous le nom de la marque ombrelle. Tout ceci se fera avec le souci du maintien de la qualité des publications et des concepts éditoriaux.

Lefebvre Dalloz sera-t-il déployé à l’étranger ?
Non, Lefebvre Dalloz est une marque pensée pour le marché français. Nous avons des activités sur plusieurs marchés en Europe sous des marques à très forte notoriété comme Larcier en Belgique ou Giuffré en Italie. On peut donc imaginer des dispositifs de rapprochement de marques, comme c’est déjà le cas en Italie pour Giuffré et Francis Lefebvre, mais ils tiendront toujours compte des contextes nationaux. Notre démarche est de déployer des marques nationales fédérées par un groupe de dimension européenne, Lefebvre Sarrut.
 

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