Commémoration

Le 14 avril, il y a 35 ans, Jean Genet décédait d’un cancer à 75 ans. Celui qui n’eut ni de parents, ni de valeur sociale, marqué par un vagabondage juvénile et un plaisir toujours plus grand à transgresser les règles, emportait avec lui des personnages déchirés, emprunts de la vie tumultueuse de leur créateur. À l’occasion de cette date anniversaire, voici six titres récemment parus. 
 
  • Jean Genet, Romans et poèmes, Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 29 avril)

Un recueil des œuvres romanesques et des poèmes de Jean Genet, composés entre 1942 et 1948. Cette édition est établie à partir de leurs premières publications clandestines, avant leur révision par l'auteur et les éditeurs dans les années 1950.  
 
  • Jean Genet, Cédric Demangeot, Europe, n°1103 (Europe, 4 mars)

Le dossier principal de la revue est consacré à la personnalité et à l'œuvre de Jean Genet.   
 
  • Imad Belghit, Jean Genet : théâtre et simulacre (L’Harmattan, décembre 2020)

Une présentation de l'œuvre théâtrale de Jean Genet qui a influencé les metteurs en scène les plus célèbres tels que Peter Brook, Roger Blin ou encore Patrice Chéreau.  
 
  • Albert Dichy, Les valises de Jean Genet : rompre, disparaître, écrire, (IMEC, octobre 2020)

Un ensemble de textes, dessins et notes que Jean Genet a confié à son ami Roland Dumas quelques jours avant sa mort. Livre paru à l'occasion de l'exposition du même nom à l'IMEC.
 
  • Sous la direction de Marie-Claude Hubert, Dictionnaire Jean Genet, (Honoré Champion, octobre 2020)

Rédigé par une équipe de spécialistes, ce dictionnaire mesure l'importance de l'œuvre de Jean Genet et replace sa pensée dans son temps et dans l'époque actuelle. Prenant en compte les travaux les plus récents, il explore les dimensions poétique, romanesque, théâtrale, cinématographique et politique de son œuvre.
 
  • Marie-Claude Hubert, L'esthétique de Jean Genet (Armand Colin, août 2020)

La quête de l'image est au coeur de l'esthétique de Genet. C'est elle qui dicte le passage à la scène (et brièvement au cinéma) après l'expérience romanesque. C'est elle qui est à l'origine de sa conception essentialiste du personnage. L'art, pour Genet, est une ascèse qui permet d'approcher l'invisible, comme il le laisse entendre dans ses études sur l'esthétique.

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