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Social : fin d'année orageuse chez Amazon

Social : fin d'année orageuse chez Amazon

Cartons de livraisons Amazon - Photo Amazon.fr (Facebook)

Social : fin d'année orageuse chez Amazon

Les salariés d'Amazon étaient appelés à la grève vendredi 25 novembre, jour du Black Friday, pour manifester leur mécontentement sur leurs conditions de travail et leurs salaires. Un énième remous social qui intervient après la nouvelle d'un plan de licenciement massif et la fermeture des librairies Amazon.

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Par Adriano Tiniscopa,
Créé le 29.11.2022 à 14h44 ,
Mis à jour le 30.11.2022 à 18h55

Les dizaines de milliers de salariés d'Amazon ont été appelés à la grève dans une trentaine de pays, le jour du Black Friday, vendredi 25 novembre, à l'initiative du collectif Make Amazon Pay ("Faire payer Amazon") pour exiger un changement de politique sociale dans leur entreprise. Une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail étaient réclamées. Un appel consécutif à un plan de licenciement de 10 000 salariés annoncé le 15 novembre 2022, mais aussi à la fermeture des librairies physiques du géant de l'e-commerce en mars 2022.

C'est la troisième année consécutive que la coalition Make Amazon Pay, composée de 80 syndicats, organisations de la société civile, écologistes et organismes de surveillance fiscale, lance cet appel à la grève. Cette année, le site https://makeamazonpay.com a été lancé, disponible en douze langues, et s'est exporté sur les réseaux sociaux autour du mot-dièse #MakeAmazonPay. Par ce mouvement international, le collectif souhaite dénoncer les pratiques fiscales et environnementales du géant du e-commerce.

De Chalon-sur-Saône à Manhattan

En France, des salariés du centre de distribution de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ont suivi le mouvement pour exiger une rémunération à la hauteur de l'inflation, une hausse de la prime d'activité mais aussi pour dénoncer un management oppressant et des conditions de travail difficiles. Des grévistes ont été recensés au sein des plateformes logistiques de Boves près d'Amiens (Somme) et de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

Aux États-Unis, plusieurs grévistes se sont rassemblés devant l'une des maisons de Jeff Bezos, actuel PDG d'Amazon, à Manhattan. En Allemagne, à Achim en Basse-Saxe, à l'appel du syndicat Verdi, les employés se sont également mobilisés. Au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, le mouvement écologiste Extinction Rebellion a organisé des actions de blocage dans les centres de distribution. En Argentine, plusieurs activistes écologistes se sont rassemblés devant le Congrès national à Buenos Aires arborant une pancarte "Make Amazon Pay".

Selon le syndicat UNI Global, des grèves et rassemblements ont aussi eu lieu en Australie, en Autriche, au Bangladesh, en Belgique, au Brésil, au Cambodge, au Canada, en République Tchèque, en Hongrie, en Inde, au Japon, en Pologne, en Afrique du Sud...

Licenciements et recentrage stratégique

Le New York Times avait fait connaître le 15 novembre les intentions d'Amazon de licencier au moins 10 000 salariés, soit 1 % de sa masse salariale globale, après avoir annoncé le gel du recrutement quelques semaines auparavant. Pour rappel, la multinationale américaine avait doublé ses effectifs durant la pandémie et subit à présent le contexte inflationniste. Les postes supprimés concernent le département Amazon Devices (travaillant sur l'assistant vocal Alexa ou encore sur la liseuse Kindle) ainsi que dans la division de vente au détail et dans les ressources humaines.

En mars 2022, la firme avait également annoncé la fermeture de 64 boutiques dont ses 24 librairies implantées aux États-Unis, dans le but de se recentrer sur ses autres activités comme la vente de nourriture et de vêtements.

Réaction de la direction d'Amazon

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