Trophées de l'édition 2021

[Trophées de l'édition] Mireille Paolini, directrice littéraire au Seuil (3/5)

Mireille Paolini, éditrice aux éditions du Seuil. - Photo OLIVIER DION

[Trophées de l'édition] Mireille Paolini, directrice littéraire au Seuil (3/5)

Chaque jour, à l’occasion de la troisième édition des Trophées de l’édition, Livres Hebdo vous propose de rencontrer, à travers un portrait, un des nommés dans la catégorie Editeur de l’année, soumise au vote de nos lecteurs. Aujourd’hui, Mireille Paolini. 

J’achète l’article 1.50 €

Par Pauline Gabinari,
Créé le 18.10.2021 à 10h00,
Mis à jour le 18.10.2021 à 10h00

Mireille Paolini est directrice littéraire au Seuil. Sélectionnée pour le Trophée de l’éditeur de l’année, c’est elle qui a publié La familia grande, l'essai de Camille Kouchner dont les lignes ont fait frémir jusqu’aux plus hautes strates de Sciences Po, provoquant un séisme médiatique qui a conduit jusqu'à la mise au ban d'Olivier Duhamel. Adepte d’un genre hybride entre autobiographie et dimension littéraire, elle aime « publier ces histoires où les auteurs prennent leur récit à bras-le-corps ».  
 
Proche des arts, Mireille Paolini entre dans le monde de l’édition par le biais des beaux livres chez L’Iconoclaste. Les Arènes, Le Cherche midi, Calmann- Lévy, elle poursuit son chemin dans ces deux premières décennies du XXIe siècle chez différents éditeurs qui publient des essais et des documents. « C’est là que j’ai commencé à m’attacher des auteurs comme David Dufresne, Luc Bronner ou encore Fabrice Arfi, des journalistes talentueux capables d'écrire des récits qui lorgnent du côté du roman », explique l’éditrice de 48 ans. 
 
Genre hybride
 
En 2016, Mireille Paolini entre au Seuil en tant que directrice de collection. « Tout a commencé par une rencontre avec Adrien Bosc que j’admirais beaucoup pour son travail. Après un déjeuner, il m’a finalement proposé de travailler au Seuil où j'ai retrouvé par la suite Hugues Jallon. », explique-t-elle appréciant ce lien « fort » qui la lie à la maison depuis cinq ans. A l’aise dans une maison qui ne l’enferme pas dans un style, elle développe ce lien entre autobiographie et récit littéraire qu’elle aime tant pour donner naissance en 2019 à « son premier succès dans ce genre ». J’ai oublié de Bulle Ogier est immédiatement reconnu par la critique. Le livre reçoit le Médicis essai et le prix du meilleur livre français sur le cinéma la même année.

Deux ans plus tard, elle publie La familia grande, un roman de Camille Kouchner fonctionnant sur le même mode. L’ouvrage est premier aux meilleures ventes pendant plusieurs semaines et comptabilise aujourd’hui plus de 250000 exemplaires vendus, soit le livre de non-fiction le plus vendu de l'année.
 
Glenn Tavennec, Karina Hocine, Christel Hoolans, Mireille Paolini et Cécile Térouanne figurent dans la sélection de Livres Hebdo pour le Trophée de "L'éditeur de l'année". Aucun de ces éditeurs n'a candidaté pour ce prix. Il s'agit d'un choix de la rédaction qui montre les personnalités saillantes de l'année, les trajectoires remarquables, et met en lumière des personnalités qui ont œuvré à faire rayonner un auteur, une œuvre, une collection ou un genre.

Tous les lecteurs de Livres Hebdo sont invités à voter sur le site dédié. Ce prix sera remis lors de la soirée des Trophées de l'édition, le 13 décembre à l’Odéon.

Les deux précédents lauréats du Trophée de L'éditeur de l'année ont été Cécile Pournin et Ahmed Agne (A.C Media: Ki-oon, Lumen, Mana Books) en 2019 et Audrey Petit (Le livre de poche) en 2020.
 
 

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités