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Une pétition contre la précarité des correcteurs et travailleurs à domicile

Une pétition contre la précarité des correcteurs et travailleurs à domicile

Une pétition contre la précarité des correcteurs de l'édition sera remise aux représentants du SNE lors de la prochaine réunion de la commission sociale mixte paritaire.

Par Hervé Hugueny,
Créé le 07.06.2016 à 18h36,
Mis à jour le 08.06.2016 à 10h20

Une pétition lancée à l'initiative de travailleurs à domicile (TAD) et intitulée "L'édition mérite une bonne cor(r)ection" a recueilli pour le moment près de 1400 signatures et sera remise aux éditeurs, le 22 juin, lors de la prochaine réunion de la commission sociale mixte paritaire, composée de représentants du Syndicat national de l'édition et des syndicats de salariés.
 
"Les fameux contrats anglais "zéro heure" existent depuis longtemps déjà en France (...) dans les maisons d’édition" dénonce le texte de la pétition. "S’il travaille régulièrement pour une maison d’édition, le correcteur est en CDI de fait, mais sans aucune garantie d’un nombre d’heures travaillé, et aucun revenu fixe et prévisible", poursuivent les auteurs du manifeste en précisant que "bien que cotisant, il n’a pas droit aux allocations chômage. C’est un intermittent… sans le statut de l’intermittence".
 
Le statut des TAD est encadré par l'annexe IV de la convention collective de l'édition, que plusieurs syndicats ont proposé d'amender en incluant la possibilité d'un maintien du volume de travail d'une année sur l'autre. Faute d'être entendus, ils ont lancé cette pétition, qu'ils commencent aussi à faire circuler parmi les députés.

Selon une estimation réalisée en vue de la création d'une mutuelle spécifique (qui n'a pas abouti), l'édition compterait 700 à 1000 TAD, sur un effectif global d'environ 12000 salariés.

Commentaires (4)

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E

Emmanuelle N'Diaye

il y a 4 ans à 08 h 24

Une grosse faute d'accord dans un papier sur les correcteurs... tsss tsss... mais, correctrice freelance depuis dix ans, je suis de tout coeur avec mes collègues de l'édition !


M

Marie

il y a 4 ans à 09 h 15

Il ne reste plus qu'à signer ! http://correcteurs.wesign.it/fr Et encore, ce que cet article ne dit pas, c'est que bien souvent les correcteurs sont désormais forcés de travailler sous le régime de l'autoentrepreneur. Protection zéro et revenus minimes. Depuis la création de ce statut en 2009, il n'y a quasiment plus d'embauche dans les services correction, dont les effectifs se sont, dans beaucoup de maisons, réduits de moitié en moins de dix ans.


G

Gertrude

il y a 4 ans à 10 h 20

Éditeur, je signe. Lectrice régulière de LH, je ne saurais trop recommander à cette revue d'employer un correcteur car les fautes s'y multiplient de façon inadmissible. Quant à ce papier, certes "qui n'a pas abouti" ne devrait pas porter de "e", mais en outre, si dans "sans aucune garantie d’un nombre d’heures travaillé" la grammaire offre a priori le choix d'un accord avec l'un ou l'autre terme, elle recommande d'introduire la logique dans ce choix, et en l'occurrence or il est clair que ce sont les heures qui sont travaillées et non leur nombre.


h

Hervé

il y a 4 ans à 15 h 38

Vous avez raison, cruelle Gertrude, et nous avons coupé cet "e" né d'un COD imaginaire. Pour le "nombre d'heures travaillé", j'ai rigoureusement cité le texte de la pétition ; eu égard au niveau de compétence révélé plus haut, je ne me serais pas hasardé à corriger des correcteurs. Enfin concernant votre recommandation d'emploi d'un correcteur pour notre site, lancez... une pétition ? H Hugueny


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