Aliona Gloukhova, "Dans l’eau je suis chez moi" chez Verticales | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 30.12.2017 à 10h00 Un premier roman par jour

Aliona Gloukhova, "Dans l’eau je suis chez moi" chez Verticales

Aliona Gloukhova - Photo ELITZA GUEORGUIEVA/VERTICALES

Durant les fêtes, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée littéraire d’hiver. Pour continuer la série, Dans l’eau je suis chez moi de Aliona Gloukhova, à paraître chez Verticales le 11 janvier 2018.

"Nous sommes en Zaporozhets, une voiture orange, moche, bossue, qui fait beaucoup de bruit, c’est tôt le matin et ça réveille tout le monde." La première phrase du roman autobiographique d’Aliona Gloukhova, Dans l’eau je suis chez moi, que Verticales publie le 11 janvier, offre une plongée dans la Biélorussie de la fin des années 1990. La primo-romancière s’inspire de la disparition tragique de son père, emporté par la mer lors d’un naufrage en novembre 1995, alors qu’elle n’est qu’une enfant. L’adulte tente de recomposer ses souvenirs de l’époque, et se lance dans une contre-enquête littéraire sur celui dont le corps n’a jamais été repêché.
 
Dans ce "premier roman d’une grande justesse", écrit Sean J. Rose dans son avant-critique pour Livres Hebdo, "'a disparu' sont les mots mystérieux, pleins de précaires espérances virevoltant dans la tête de l’enfant et de la future adulte qui remplira ce vide par d’autres mots". Aliona Gloukhova explore et décortique chaque détail, comme pour combler les lacunes de la mémoire. Entre souvenirs réels et imaginés, le roman capture l’insoutenable attente du père disparu.
 
Née à Minsk (Biélorussie) en 1984, Aliona Gloukhova a suivi des études d’Arts visuels à l’Université de Saint-Pétersbourg avant de travailler comme traductrice, journaliste, enseignante et organisatrice culturelle. En 2015, elle obtient un Master de création littéraire à l’Université Paris-8 Saint-Denis. Les faits qui ont inspiré Dans l’eau je suis chez moi font l’objet d’un documentaire réalisé par Etitza Gueorguieva, qui devrait être achevé au printemps 2018.
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