Bernard Maris, l’économie vue par l’Oncle Bernard | Livres Hebdo

Par Souen Léger, le 07.01.2015 à 19h29 (mis à jour le 09.01.2015 à 18h07) Charlie Hebdo

Bernard Maris, l’économie vue par l’Oncle Bernard

Bernard Maris. - Photo PHILIPPE MATSAS/FLAMMARION

L’économiste et journaliste Bernard Maris fait partie des victimes de l’attentat qui a décimé, mercredi 7 janvier, la rédaction de Charlie Hebdo, dont il était l’ex-directeur adjoint.

Pour les lecteurs de Charlie Hebdo, il était l’Oncle Bernard. Agé de 68 ans, l’économiste Bernard Maris est mort lors de l’attentat perpetré mercredi 7 janvier au matin contre le journal satirique.
 
Outre Charlie Hebdo, dont il était directeur adjoint de la rédaction jusqu’en 2008, Bernard Maris a écrit pour différents journaux tels que Marianne, Le Figaro ou Le Monde. Il était aussi chroniqueur sur France Inter, où il animait notamment l’émission hebdomadaire “Le débat économique”. “France Inter pleure et nos pensées vont à sa famille”, a tweeté Mathieu Gallet, P-DG de Radio France.
 
Né le 23 septembre 1946 à Toulouse, Bernard Maris était professeur d'économie à l’université Paris-8. Il a écrit de nombreux essais, dont Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles (Le Seuil, 2003), Petits principes de langue de bois économique (Bréal, 2008), Marx, ô Marx, pourquoi m'as-tu abandonné ? (Les Echappés, 2010), ou encore Plaidoyer, impossible, pour les socialistes (Albin Michel, 2012). En septembre 2014, il publiait Houellebecq économiste (Flammarion), qui étudie l’économie et la crise de la société contemporaine à travers le prisme de la littérature de l’auteur qui, ironie du sort, est à la une de l’actuel numéro en kiosque de Charlie Hebdo.
 
En avril 2015, Grasset doit publier Et si on aimait la France ?, un essai dans lequel Bernard Maris estime que les Français, qu’ils soient bobos, enfants d'immigrés, patriotes ou banlieusards, sont unis par leur pays.
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