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Charles Baudelaire : un bicentenaire célébré par les éditeurs

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Charles Baudelaire : un bicentenaire célébré par les éditeurs

A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire, plusieurs auteurs et éditeurs rééditent l'oeuvre littéraire du poète ou publient des livres dont il est l'objet. 

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Par Thomas Faidherbe,
Créé le 08.04.2021 à 16h39,
Mis à jour le 11.04.2021 à 11h32

Vendredi 9 avril 1821, Charles Baudelaire est né. 200 ans plus tard, le poète, disparu le 31 août 1867, en proie au « spleen » et au « mal du siècle » continue d'être la "star" de la poésie française. Son bicentenaire est l'occasion pour les éditeurs et les auteurs de rendre hommage à l'auteur des recueils Les Paradis artificiels (1851), Les Fleurs du mal (1857) et Le Spleen de Paris (1869). Les festivités ont commené avec la biographie romancée de Jean Teulé, Crénom, Baudelaire! (Mialet-Barrault), parue en octobre dernier et écoulée à plus de 110000 exemplaires.

Gallimard
célèbre le bicentenaire avec De l'essence du rire : et autres textes de Charles Baudelaire (Folio classique, 4 mars), qui rassemble trois textes dans lesquels le poète questionne la signification du rire dans l'art et examine le travail du caricaturiste à travers les oeuvres d'Honoré Daumier, de Paul Gavarni ou encore de William Hogarth. La maison d'édition complète son hommage avec la parution le 1er avril d'une édition collector des Fleurs du mal illustrée par Mathieu Trautmann, toujours chez Folio Classique. Dans sa collection "Quarto", l'éditeur a publié le 8 avril La passion des images: œuvres choisies, présentée et anotée par Henri Scepi, soit une sélection de textes poétiques et critiques de l'écrivain associée à des oeuvres artistiques qui ont nourri son imaginaire.

Brigitte Kernel conte plutôt son Baudelaire et sa relation passionnelle avec l'actrice Jeanne Duval dans Baudelaire et Jeanne, l'amour fou : récit, paru le 11 mars chez Ecriture. Sa muse lui a inspiré certains de ses poèmes comme "La chevelure", "Parfum exotique".

L'hommage pour Charles Baudelaire et Jeanne Duval s'invite aussi en bande dessinée. Dupuis publiera le 23 avril dans la collection "Aire Libre", Mademoiselle Baudelaire de Bernard Yslaire (auteur de Sambre). L'auteur dessinateur raconte l'histoire des Fleurs du mal, à travers le regard de la maîtresse du poète, Jeanne Duval. Enfin, le poète se décline en timbre.

L'Herne a opté pour des écrits plus rare et a édité le 7 avril Comment on paie ses dettes quand on a du génie, des textes de jeunesse, dépeignant les déconvenues d'un créateur face aux nécessités matérielles et notamment le rapport du romancier Balzac avec l'argent et ses éditeurs. L'éditeur publie également Morale du joujou, quatre textes de la jeunesse et de la maturité de l'écrivain qui s'emploie à dénoncer l'idolâtrie de nature et à dissocier la beauté de la morale, qu'il s'agisse de l'amour ou de la littérature.

De son côté, L'Iconoclaste propose Décomposée de Clémentine Beauvais, le 8 avril, un roman en vers libre. L'auteure raconte la vie de Grâce, le cadavre en putréfaction évoqué par Baudelaire dans le poème "Une charogne".

L'Harmattan a fêté le poète dès le 8 février en publiant Baudelaire, eux et nous : essai de biographie plurielle de Danielle Duga. L'auteure revient sur la vie de Charles Baudelaire par le prisme de ses relations amicales (artistes, écrivains), qui ont influencé son oeuvre.

Par ailleurs, le 24 mars Le Livre de poche a proposé une édition collector des Fleurs du mal par John E. Jackson, avec un préambule inédit de l'Académicien François Cheng et une préface d'Yves Bonnefoy. A la même date, Calmann-Lévy a réédité le même recueil, mais cette fois-ci sous la direction de Pierre Brunel. Il s'agit avant tout de l’édition dite définitive du recueil, publiée par le fondateur de la maison, Michel Lévy, en 1868. "Cette édition, la plus fréquemment utilisée à la fin du XIXe siècle et encore au début du XXe, – en particulier par Apollinaire –, n'a guère été reprise qu'en 1922 par Jacques Crépet dans un volume précieux mais trop oublié" explique l'éditeur.

Enfin, signalons, qu'à partir du 12 avril, le poète disposera d'un timbre à son effigie.  



 

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