Elisabeth Roudinesco reçoit le prix des prix 2014 | Livres Hebdo

Par Marie-Christine Imbault, le 17.12.2014 à 16h56 (mis à jour le 17.12.2014 à 17h00) - 1 commentaire Proclamation

Elisabeth Roudinesco reçoit le prix des prix 2014

Elisabeth Roudinesco lors de la remise du prix Décembre. - Photo O. DION

Sa biographie de Freud parue au Seuil, couronnée du prix Décembre le mois dernier, a été choisie comme le meilleur ouvrage parmi les huit grands prix d’automne.

Le Prix des Prix, dont le jury couronne le meilleur livre parmi les huit principaux prix littéraires de la rentrée, a été décerné à Elisabeth Roudinesco pour Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre (Seuil), lauréate du prix Décembre 2014.
 
L’historienne et psychanalyste Elisabeth Roudinesco, est la première historienne française de la psychanalyse à avoir exploité les nombreuses archives de la Bibliothèque du Congrès, à Washington.
 
Sa biographie offre de nouvelle perspective sur la vie et l’œuvre du célèbre fondateur de la psychanalyse.

Elle est la première depuis Freud. Une vie de Peter Gay publiée en 1991 chez Hachette et rééditée chez Fayard en 2013).
 
Créé en 2011 à l’initiative de Pierre Leroy, bibliophile cogérant du groupe Lagardère et président de l’IMEC, a tour à tour plébiscité les choix des jurés Renaudot (Emmanuel Carrère, Limonov), Femina (Patrick Deville, Peste et Choléra) et Médicis (Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes).

1 commentaire déjà posté

Van Rillaer - il y a 4 ans à 22 h 18

Le livre de Roudinesco n’est pas un travail universitaire, mais, comme généralement chez elle, du roman historique. Echantillon de sa façon de “travailler” les faits : Pierre Rey a consulté Lacan pour des phobies sociales. Au terme de 10 années de séances quotidiennes d’analyse, il a constaté que ses phobies n’avaient pas disparu : « L’avouer aujourd’hui me fait sourire : je suis toujours aussi phobique. » ("Une saison chez Lacan", Laffont, p. 77) Cela devient chez Roudinesco : « Pierre Rey s’était rendu chez Lacan sur le conseil d’un ami analyste, suicidaire. La cure avait commencé à la fin de l’année 1969. Elle dura jusqu’en 1978, se déroula en face à face et coûta un prix exorbitant. […] Au bout de trois mois, le patient allait mieux. Ses symptômes phobiques avaient disparu » ("Jacques Lacan", Fayard, 1993, p. 501) Pour des exemples dans son "Freud", voir le compte rendu du livre sur le site de « Sciences et pseudo-sciences »: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2368

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