Francfort 2023

"Frankfurt hot titles" : les livres français qui ont fait vibrer les allées de la foire

Dans le hall qui regroupe les éditeurs français lors de la Foire du Livre de Francfort 2023 - Photo ED

"Frankfurt hot titles" : les livres français qui ont fait vibrer les allées de la foire

Petite présentation des principaux « titre chauds » repérés par Livres Hebdo lors de l’édition 2023 de la Foire du livre de Francfort, qui s'est terminée le 22 octobre. 

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Par Jacques Braunstein, à Francfort
Créé le 21.10.2023 à 09h00 ,
Mis à jour le 23.10.2023 à 18h56

Mardi 17 octobre, le soir de l’ouverture de la Foire du livre de Francfort, Calmann-Lévy organisait un cocktail pour réunir les 42 éditeurs internationaux de Pierre Lemaitre au Frankfurter Hof, l’hôtel où éditeurs et agents internationaux se retrouvent en marge de la foire pour acheter et vendre des livres, parfois même assis sur les marches d’escalier.

À l’autre bout de la ville, les maisons du groupe Hachette occupent un bel espace dans le hall consacré aux éditeurs français. À côté de Calmann-Lévy, Stock mise sur La prochaine fois que tu mordras la poussière, le premier roman phénomène de Panayotis Pascot, pour lequel il a fait imprimer une brochure en anglais, mais aussi sur Cédric Sapin-Defour et son succès surprise de l’été : Son odeur après la pluie. Alors que Grasset se dit satisfait de l’intérêt pour les nouveaux romans de Laurent Binet et Antoine Sénanque (lire par ailleurs). Mais aussi pour le premier roman de Salma El Moumni, Adieu Tanger.

Sur le stand du Bief

Un peu plus loin, sur le stand du Bief qui abrite notamment les maisons du groupe Madrigall, la même Salma El Moumni est à la manœuvre pour faire découvrir les titres Flammarion comme le livre de Thomas Pesquet, Ma vie sans gravité, ou le Goncourt 2022 signé Brigitte Giraud, Vivre vite. Car si les prix littéraires sont parfois discutés en France, ils restent un puissant aimant pour les éditeurs internationaux, qui scrutent déjà les listes 2023 avant de se positionner.

Chez Gallimard, on note l’intérêt pour le roman de Lilia Hassaine, Panorama, et pour le premier texte de Mokhtar Amoudi, Les Conditions idéales. Mais aussi pour le second roman de Gaëlle Bélem, Le Fruit le plus rare, déjà vendu aux États-Unis, en Italie et en Grande-Bretagne. Alors qu’en face, Triste Tigre de Neige Sinno est la star du stand P.O.L.

Chez Editis, également présent sur le stand du Bief, Héloïse d’Ormesson se réjouit des contacts pris autour du premier roman d’Alice Renard, La Colère et l’Envie, ainsi que de son premier roman de l’an passé : Ceux qui restent, de Jean Michelin.

Côté sciences humaines

À quelques encablures, Média-Participations met en avant ses mangas et ses BD, qui séduisent notamment en Corée et au Japon. Alors que, côté sciences humaines, au Seuil, les ouvrages d’Esther Duflo sont toujours boostés par l’effet Nobel et que Thomas Piketty multiplie les traductions. Autre essayiste francophone qui suscite l’intérêt, Laurent de Sutter avec son Superfaible. Penser au XXIe siècle. Mais là, c’est à un autre étage, celui des agents et son bourdonnement incessant où sont vendus les droits des livres d’auteurs publiés en France par de petites maisons. L’agence Astier-Pécher propose également le nouveau livre de Elisa Shua Dusapin, Le Vieil Incendie. La romancière franco-suisse d'origine coréenne avait publié son premier roman Hiver à Sokcho dans 28 pays et le suivant, Les Billes du Pachinko, dans 20.

Citons encore Les yeux de Mona, roman signé Thomas Schlesser, dont la sortie en France est prévue le 31 janvier chez Albin Michel et qui d'après son éditeur s'est déjà vendu dans 22 pays. Et enfin Aux forges de Vulcain, se félicite de l’intérêt pour Le Soldat désaccordé de Gilles Marchand (Prix des libraires 2023).

Dans le domaine étranger

Côté achat de livre internationaux, les acteurs se montrent plus discrets. En plus de Everybody counts de Barbie Latza Nadeau (porté par Grasset), on parle beaucoup d'un d'un projet d’autobiographie de Christine Lagarde, proposé par un agent allemand qui aurait déjà trouvé un acheteur en France sans que personne ne souhaite dire lequel. Alors que Torture blanche de la Prix Nobel de la paix 2023, l’iranienne Narges Mohammadi, jamais traduite en français a été acheté par Albin Michel qui devrait le sortir en avril 2024. Tout comme le roman We’ll prescribe you a cat de la japonaise Ishida Syou, ainsi que nous l’a confiée Anne Michel, déjà heureuse éditrice de Toshikazu Kawaguchi, l’auteur de Tant que le café est encore chaud.

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