La Foire de Bruxelles lance son marché des droits | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, à Bruxelles, le 05.03.2020 à 13h21 (mis à jour le 05.03.2020 à 14h27) Belgique

La Foire de Bruxelles lance son marché des droits

Le marché des droits à la Maison de la poste à Bruxelles - Photo VINCY THOMAS / LIVRES HEBDO

Malgré des annulations italiennes et suisses, le premier marché des droits européens dans un pays francophone s'est tenu avec un joli succès parallèlement à la Foire de Bruxelles.

Malgré l’épidémie de coronavirus, le premier marché des droits européens en francophonie s’est déroulé jeudi 5 mars, au sein de la Foire du livre de Bruxelles, inaugurée la veille.
 
Les éditeurs et agents sont venus initier ce nouveau rendez-vous professionnel. Si on comptait, avant la journée d’hier, plus de 400 face-à-face programmés, le coronavirus a entraîné seulement une centaine de d’annulations : le groupe Hachette n’envoie plus personne à l’étranger, les Italiens et les Suisses restent confinés dans leur pays. Malgré tout plus, près de 150 participants sont venus.
 
La Foire du livre de Bruxelles et l’agence littéraire Astier-Pécher, à l’origine de ce marché, sont « satisfaits » de cette première édition conviviale. Grégory Laurent, dont c’est la dernière année à la présidence de la foire, est « très heureux de voir cette idée germée en 2015 » prendre corps. Il transmet le flambeau à Marie Noble, passée dans la matinée pour observer les professionnels réunis dans le splendide bâtiment de la Maison de la poste.

L'enjeu de la traduction en Europe
 
Les éditeurs et agents, de Pologne ou de Belgique, des Pays-Bas ou de France, interrogés par Livres Hebdo, sont tous contents, pointant leur intérêt pour le marché franco-belge ou cherchant des liens de proximité avec des territoires souvent oubliés par les grandes foires professionnelles. Tous recherchent de nouvelles opportunités en vue de traduire leurs ouvrages dans davantage de pays européens.
 
Grégory Laurent explique que Bruxelles peut-être une bonne alternative aux foires de Londres, Bologne et Francfort. « C’est la capitale de l’Europe, là où se décident les aides et les financements, c’est aussi accessible économiquement et c’est une bonne dimension pour servir de rampe de lancement pour des éditeurs indépendants ou régionaux. » La jeunesse à Montreuil, la bande dessinée à Angoulême, et toutes les littératures européennes à Bruxelles...
 
En constatant le faible taux d’annulation des participants, Pierre Astier et Laure Pécher ambitionnent de voir des éditeurs de petits pays comme la Géorgie ou la Lituanie se déplacer jusqu’à la capitale belge début mars. « Mais il faut que l’Europe aide. Les tables doivent rester gratuites. Et ceux qui ne peuvent pas se payer Londres ou Francfort doivent pouvoir venir », précise Pierre Astier.




 
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