La Foire de Bruxelles lance un marché des droits | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 20.02.2020 à 17h33 (mis à jour le 21.02.2020 à 12h14) Belgique

La Foire de Bruxelles lance un marché des droits

Après les Talentueux indés l'an dernier, la Foire du livre de Bruxelles se dote d'un nouveau rendez-vous professionnel avec un marché des droits.

La Foire du livre de Bruxelles se dote d'un marché des droits. La première édition aura lieu le 5 mars à l'Hôtel de la Poste, où les professionnels sont invités à se rencontrer durant de courtes réunions pour présenter leurs catalogues et échanger des droits.  Grégory Laurent,  sortant commissaire général de la Foire du Livre de Bruxelles, a soutenu et accompagné "le projet de bout en bout avec ardeur", explique à Livres Hebdo l'agent Pierre Astier. Son associée Laure Pécher l'a co-imaginé et piloté jour après jour depuis deux mois. Cela fait trois ans que la Foire et l'agence littéraire réfléchissent à la question de l'internationalisation de la foire.

Pierre Astier précise qu'il s'agit de faire se rencontrer les éditeurs européens et ceux de la francophonie. "Bruxelles est une porte sur l'Europe, c'est sa capitale et la ville est cosmopolite", dit-il. L'an dernier, Pierre Astier a lancé les Talentueux indés, sur le modèle de ceux de Paris et Casablanca, réunissant des éditeurs, des agents et des scouts, qui ont pu rencontré 12 éditeurs européens, "créatifs et dynamiques". L'opération est reconduite cette année les 5 et 6 mars.

Avec le marché des droits, une étape supplémentaire est franchie, élargissant le périmètre à la francophonie. Le Québec est traditionnellement présent en force à Bruxelles, et cette année, la Foire invite les lettres du Maroc.

Profiter du Brexit

Sur le modèle des marchés équivalents de Turin et Sharjah, 50 tables pourront accueillir ces rencontres professionnelles. L'inscription est gratuite et, avec la plateforme Nakiri, les participants peuvent réserver leurs rendez-vous. Ils recevront un agenda récapitulatif. L'objectif est de réunir les éditeurs francophones, néerlandophones, européens, les douze "fellows" invités par la Foire, les inscrits aux Talentueux indés et les institutions de soutien à la traduction, dans un même lieu et le même jour.

"Il ne s'agit pas de voir trop grand dès le départ", affirme Pierre Astier. "Il faut penser l'Europe du livre. Il y a beaucoup de choses à faire", s'enthousiasme l'agent, récompensé l'an dernier à la Foire de Londres. Londres, justement. Avec le Brexit, le marché des droits de la foire, qui a lieu quelques jours plus tard, risque d'être un peu mis à l'écart des négociations, selon lui. Une chance pour que Bruxelles puisse devenir le rendez vous professionnel et international du début d'année.

 
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