"La petite dernière" de Fatima Daas (Noir sur blanc) | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 11.07.2020 à 10h00 Premiers romans de la rentrée

"La petite dernière" de Fatima Daas (Noir sur blanc)

Fatima Daas - Photo OLIVIER ROLLER/NOIR SUR BLANC

Pendant l’été, Livres Hebdo présente 20 des 65 premiers romans de la rentrée 2020.

C'est par une présentation brève mais centrale dans le roman, "je m'appelle Fatima", que le lecteur fait connaissance avec l'héroïne de La petite dernière, qui n'est autre que l'auteure du récit, Fatima Daas. Son premier livre, en lice pour le prix Stanislas, sera publié aux éditions Noir sur blanc le 20 août. 

Fatima Daas vit dans une famille musulmane pratiquante originaire d'Algérie. Habitant à Clichy-sous-Bois, elle est une élève instable puis une adulte inadaptée. Étouffée par un environnement où l'amour et la sexualité sont tabous, elle est remarquée pour son talent d'écriture et commence des études littéraires, tout en découvrant son attirance pour les femmes.

"Fatima Daas signe une autofiction au lyrisme percutant entre slam et prière au rythme entêtant, dansant comme les rondes d'un derviche" estime Sean James Rose dans son avant-critique du roman publiée dans Livres Hebdo du 3 juillet. Virginie Despentes accompagne le livre en le décrivant ainsi : "
Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini."

L'auteure est née en 1995 à Saint-Germain en Laye, de parents venus d'Algérie. Elle grandit à Clichy-sous-Bois dans le 93 entourée d'une famille nombreuse. Au collège, elle se rebelle,revendique le droit d’exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Elle se définit comme une féministe intersectionnelle.
 

 
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