Sorti le 2 septembre chez Fayard, Le Casse du siècle de Sarah Knafo affiche déjà plus de 63 000 exemplaires vendus lors de sa première semaine d'exploitation, selon les estimations de Livres Hebdo sur la base des données NielsenIQ BookData. Un démarrage qui place l’essai de l’eurodéputée en tête du Top 20 hebdomadaire avec un volume de ventes deux fois plus important que le deuxième titre du classement cette semaine, le volume 2 d’Inheritance de Morgane Moncomble paru chez Hugo Roman.
Des réassorts quotidiens à plus de 20 000 exemplaires
Le tirage initial, fixé à 100 000 exemplaires, s'est révélé insuffisant. Selon l'entourage de l'éditeur, Fayard réimprime « tous les jours » depuis plus d'une semaine. Les réassorts oscillent entre 18 000 et 24 000 exemplaires quotidiens.
Selon la même source, Amazon concentrerait à lui seul près de la moitié de la mise en place initiale et évoque sa meilleure vente depuis le début de l'année. Le titre occupait déjà la première place des ventes dès le 26 juillet, porté par les précommandes.
Le format numérique confirme cet engouement : plus de 10 000 exemplaires auraient été vendus en cinq jours, un score jugé « exceptionnel » par la maison, qui l'explique en partie par les ruptures sur le format papier.
En début de campagne informelle de l'élection présidentielle, la sortie de cet ovni du genre en essai politique récent, avec des codes reprenant ceux du polar, a été largement commentée dans les médias, au-delà de ceux du giron du groupe Lagardère propriétaire d’Hachette, tels que Le Figaro, Le Point ou encore Quotidien sur la chaîne TMC du groupe TF1 et RTL, radio du groupe M6…).
Elle est également accompagnée d’une campagne de signatures commencée dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris et qui doit s’étendre jusqu’à fin novembre avec une vingtaine de dates à travers la France, la Suisse et la Belgique en passant par un restaurant de Tourcoing, dans la métropole lilloise, ce jeudi 10 septembre.
Dans un mail aux inscrits consulté par Livres Hebdo, l’organisation assure « qu’il y aura des livres sur place », contrairement à la plupart des points de vente centraux de Lille, la veille. Au cœur de la capitale des Flandres, le Furet du nord « n’a jamais reçu le colis » du titre « très demandé », selon un libraire, tandis que de l’autre côté de la Grand’Place, la Fnac a écoulé les 50 exemplaires reçus « dès le premier jour », sans avoir d'informations sur le réassort, note un salarié.
Pas de trêve des imprimeurs
Dans l’antenne de l’enseigne de la gare de Lille Flandres, « la vingtaine d’exemplaires » s’est écoulée en « deux-trois jours », assurent les vendeurs. En revanche, de l’autre côté des voies, les deux antennes Relay ont encore quelques exemplaires en rayon. La plus grande d’entre elles avait écoulé ce mercredi 29 des 35 exemplaires de son premier stock, l’employé n’ayant pas de visibilité sur le prochain réassort, et le titre étant toujours marqué en « rupture d'approvisionnement ».
Selon Fayard, la mise en place s'est arrêtée le 15 août, avant que la demande « flambe » dès le 31 août, date du réamorçage des impressions. Comparé au Journal d'un prisonnier de Nicolas Sarkozy publié chez le même éditeur au début du mois de décembre dernier et qui avait lui frôlé les 100 000 exemplaires dès sa première semaine (230 000 copies vendues à ce jour), un connaisseur du dossier nuance la performance : ce tirage avait été dimensionné en amont pour compenser la fermeture des imprimeurs pendant les fêtes de fin d'année.
Si c’est l’un des démarrages commerciaux les plus en vue de la période, ce n’est pas le plus important de l’année. Avec près de 78 000 ventes dès sa première semaine de ventes en février, La Locataire de Freida McFadden, publié chez City, reste le plus gros départ de l’année en grand format. Il s’est écoulé à ce jour à près de 310 000 exemplaires.
Retrouvez ici l'intégralité du classement des meilleures ventes de la semaine
