Grands prix d'automne 2026

Le prix Médicis 2026 pour Philippe Vasset

Philippe Vasset, lauréat du prix Médicis 2026 - Photo Lucie Carton

Le prix Médicis 2026 pour Philippe Vasset

Philippe Vasset a été couronné, lundi 2 novembre au restaurant la Méditerranée à Paris, du prix Médicis 2026 pour Dans les grandes lignes, publié chez Flammarion. En roman étranger, Eva Baltasar l'emporte avec Déclin et fascination (Verdier). En essai, le lauréat est Jean-Baptiste Del Amo pour Une éclaircie (Stock). Enfin, Richard Zenith reçoit un prix spécial pour Pessoa, l’œuvre-vie (Seuil).

Par Charles Knappek
Créé le 02.11.2026 à 13h20

Le prix Médicis 2026 a été attribué, lundi 2 novembre, à Philippe Vasset, pour Dans les grandes lignes, paru aux éditions Flammarion. Le lauréat l'a emporté par cinq voix contre quatre à Lucie Rico, autrice de Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? (P.O.L).

Paru le 26 août, le 14e livre de Philippe Vasset entraîne le lecteur sur le tracé des lignes à haute tension en France. L'occasion pour l'auteur de découvrir des paysages méconnus et de faire des rencontres insolites. Son périple, au-delà des frontières, révèle les enjeux invisibles de l'électricité ainsi que son impact sur le territoire et l'esprit.

Eva Baltasar en roman étranger, Jean-Baptiste Del Amo en essai

En roman étranger, les jurés ont couronné Eva Baltasar pour Déclin et fascination (Verdier, traduit du catalan par Annie Bats), roman mettant en scène une femme perdant son emploi à Barcelone, contrainte de travailler comme femme de ménage et de vivre en colocation dans une maison sans chauffage. 

Jean-Baptiste Del Amo est récompensé dans la catégorie essai pour Une éclaircie, paru dans la collection « Ma nuit au musée » des éditions Stock. En 2023, lors d'un voyage à Madrid sur les traces de Goya, au musée du Prado et à l'ermitage San Antonio de la Florida, Jean-Baptiste Del Amo traverse une nuit d'introspection. En miroir des œuvres sombres du peintre, l'écrivain livre une réflexion profonde sur l'épreuve de la maladie et la manière dont elle a bouleversé son existence ainsi que sa création.

Le prix spécial pour l'Américano-portugais Richard Zenith

Enfin, un prix spécial du jury revient à Richard Zenith, pour Pessoa, l’œuvre-vie (Seuil, traduit de l'américain par Nicolas Richard), colossale biographie du grand poète aux nombreux hétéronymes Fernando Pessoa, précurseur du modernisme au Portugal. Dans sa critique, notre journaliste Sean Rose salue dans le texte de Richard Zenith une « odyssée intérieure doublée de l'histoire d'un Portugal âprement conscient de son déclin, nostalgique d'un passé glorieux, empreint de sébastianisme, cette espérance eschatologique du retour du roi Sébastien jamais revenu de bataille. »

L’an dernier, Emmanuel Carrère, finaliste malheureux du prix Goncourt, avait été couronné pour Kolkhoze chez P.O.L. Le roman s’est à ce jour vendu à plus de 255 000 exemplaires.

En roman étranger, Nina Allan l’avait emporté pour Les Bons Voisins, traduit de l’anglais (UK) par Bernard Sigaud (Tristram) et écoulé à près de 15 000 copies à ce jour tandis que le Hongrois Péter Nádas, récemment disparu, avait reçu un prix spécial du jury. Enfin en essai, le lauréat était Fabrice Gabriel pour Au cinéma Central (Mercure de France). 

 

Le jury du prix Medicis

 

Les dernières
actualités