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Le salon du livre de Montréal à la recherche de nouveaux publics

La 46e édition du Salon du livre de Montréal s'est déroulée du 22 au 26 novembre 2023 - Photo ED

Le salon du livre de Montréal à la recherche de nouveaux publics

La 46e édition du Salon du livre de Montréal, qui s’est clôturée ce dimanche 26 novembre, a accueilli 88 000 visiteurs pendant les cinq jours d’une manifestation à laquelle ont participé 650 maisons d’édition.

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Par Éric Dupuy, à Montréal (Québec, Canada)
Créé le 27.11.2023 à 16h51 ,
Mis à jour le 28.11.2023 à 11h40

Quelque 88 000 visiteurs ont franchi les portes du Palais des congrès de Montréal pour la 46e édition du Salon du livre de Montréal, qui s’est tenue du 22 au 26 novembre, soit une sensible augmentation de 13 000 personnes par rapport à l’an dernier, selon les chiffres des organisateurs.

Des lecteurs qui s’intéressent de plus en plus aux auteurs

Pourtant, une grève des enseignants aurait pu mettre à mal la statistique en annulant de fait les visites scolaires prévues pour 6 000 à 8 000 écoliers, mais l’organisation a réagi en permettant aux élèves de venir accompagnés gratuitement les trois premiers jours du salon. « Résultat, on s’est retrouvés avec un public extrêmement vivant et de tous âges, les enfants étant venus avec leurs grands-parents, parents ou voisins », s’est réjoui le directeur de la manifestation Olivier Gougeon. Pas de regards sur les ventes de livre sur place, qui sont opérées par les distributeurs, mais « on le voit à la largesse des sourires » de ces derniers, confie-t-il.

Augmentation du nombre de dédicaces

Pour les tendances, il est sûr que le rayon jeunesse reste la locomotive « avec des jeunes de 8 à 10 ans qui ont déjà leurs héros, mais qui s’intéressent de plus en plus aux écrivains qui sont derrière l’univers qu'ils mettent à leur disposition », note-t-il toutefois. Il ne s’était donc pas trompé en augmentant le nombre de dédicaces (5 000 !) et de présences d’auteurs (1 900), représentés par 650 maisons d’édition.

Parmi eux, les Français de chez P.O.L Neige Sinno et Pierric Bailly, mais également Éric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel) ou encore Maud Ankaoua (Edito/Eyrolles en France). « La mission de promotion du livre et de la lecture du Salon du livre de Montréal est essentielle, et l'événement occupe une place centrale dans le paysage culturel québécois », s’est pour sa part félicitée Caroline Fortin, la présidente du conseil d’administration du Salon du livre de Montréal. « On sent un désir de lire notre littérature », ajoute Olivier Gougeon, ce qui « est de bon augure pour la suite ».

« Être des entremetteurs »

Pourtant, le rendez-vous a attiré près de 120 000 personnes chaque année jusqu’à la pandémie, alors qu’il se tenait sur la place Bonaventure. Le volet professionnel du vendredi a d’ailleurs tourné autour du thème « Aller à la rencontre des nouveaux publics » pour sa 10e édition, avec une dizaine de tables rondes portant sur les formats, des échanges avec des libraires de la francophonie et les enjeux de traduction. À ce sujet, la 13e édition de la journée des échanges de droits entre Canadiens anglophones, francophones et le reste du monde s’est tenue le jeudi, entraînant plus de 250 rendez-vous, ce qui en fait toujours le plus gros marché de droits d’Amérique du Nord, juste avant la Foire de Guadalajara au Mexique. « Ce programme pro vient ajouter une pertinence au rendez-vous, explique le directeur général du SLM, et on doit être à l’écoute des professionnels. Il y a tellement à faire pour rapprocher les pays francophones. Notre rôle, à tout niveau, est d’être des entremetteurs », conclut-il. Le prochain rendez-vous montréalais sera le 13e Festival de BD, qui réunit également plus de 80 000 personnes, prévu du 24 au 26 mai 2024.

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