Les prix Jules-Renard 2019 décernés à la Fête du livre d'Autun | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 08.04.2019 à 18h50 (mis à jour le 08.04.2019 à 19h00) Lauréats

Les prix Jules-Renard 2019 décernés à la Fête du livre d'Autun

Valérie Perrin - Photo VALENTIN LAVERGNE/ALBIN MICHEL

Trois prix et deux prix spéciaux ont été décernés ce week-end à Autun.

Lors de la 22e Fête du livre d'Autun, qui se déroulait ce week-end, les prix Jules-Renard ont été décerné par l'Académie Alphone-Allais pour la 3e année consécutive.

Le prix de la fiction a distingué Valérie Perrin pour Changer l'eau des fleurs (Albin Michel), paru il y a un an, et écoulé à 53000 exemplaires. Il sortira au Livre de poche en mai. Le roman suit Violette, garde-cimetière. Les gens de passage et les habitués passent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Le livre avait reçu le prix Maison de la presse l'an dernier.

Un prix spécial a été remis à Benoît Duteurtre pour En Marche: conte philosophique (Gallimard), publié en octobre dernier. Le romancier y raconte l'histoire de Thomas, député, qui entreprend un voyage dans la fictive Rugénie, pays récemment réformé. Là-bas, le jeune homme s'émerveille du décor idéal, entre services privatisés, cités sans voitures et championnats de la diversité. Mais cette vitrine cache d'autres réalités : la pollution est rejetée dans les banlieues et la campagne est vendue aux Chinois. Une fable satirique sur la société contemporaine.

Muriel Robin a été récompensée par le prix de la chronique pour son autobiographie Fragile (XO), premier livre de la comédienne, vendu à près de 70000 exemplaires. Un prix spécial a été donné à Pierre Bénichou pour Les absents, levez le doigt (Grasset), recueil de portraits où le chroniqueur évoque ses souvenirs avec de grandes figures de la vie parisienne, des arts et des affaires.

Enfin, le prix du premier roman est allé à Nicolas Gaudemet pour La fin des idoles (Tohu Bohu), satire de la télé-réalité et du diktat des écrans, et finaliste du prix Filigranes.
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