La librairie BD Fugue de Besançon, située au 79 Grande Rue et membre du réseau de librairies indépendantes BD Fugue, a changé de mains. Il y a un peu plus d’un mois, son propriétaire Didier Pernot l'a transmise à deux jeunes passionnés : Léo Santa Maria et Josserand Thiebaud.
Amis depuis plus de 15 ans et partenaires de travail, les nouveaux patrons comptent bien redynamiser cette librairie, tout en gardant son ADN.
Une belle histoire
Avant de se lancer dans ce défi de taille, les deux hommes ont d’abord travaillé dans le milieu des jeux vidéo et ont monté une entreprise de location de van qui n’a pas survécu la crise du Covid. Léo Santa Maria a alors commencé à travailler il y a cinq ans comme vendeur dans cette enseigne historique de Besançon avant de proposer à son ami Josserand de le rejoindre dans cette nouvelle aventure.
« On était un peu frustrés de nos emplois et on avait envie de retravailler ensemble » explique Josserand Thiebaud. « Quand l’occasion s'est présentée, cela semblait logique de reprendre cette librairie. On était attaché au livre, à cet objet culturel, à ce produit qui nous touche » ajoute Léo Santa Maria.
Redynamiser une institution de Besançon…
« Cette librairie ça fait plus de 20 ans qu’elle existe, c’est une institution à Besançon, une librairie historique ». Sans changer l’ADN de l'enseigne spécialisée en BD, mangas et comics, les deux hommes veulent néanmoins redynamiser le lieu. Sans nous en dire trop, ils parlent notamment d’organisation d’événements au sein de la librairie mais aussi hors-les-murs, que ce soit en festival ou ailleurs. En parallèle, ils veulent développer les réseaux sociaux, surtout leur page Instagram.
« On a de la chance, les clients sont fidèles et passionnés » s'exclame Josserand Thiebaud, « Oui, vraiment la clientèle a été adorable au moment du changement de propriétaire. Ça nous donne espoir pour la suite » ajoute Léo Santa Maria.
... dans une économie du livre menacée
Si les deux hommes ont de grandes ambitions pour BD Fugue, c’est aussi parce qu’ils sont soutenus. Avant eux, la librairie ne trouvait pas de repreneurs. Une période compliquée pour l’ancien propriétaire. « C’est un constat général dans le milieu du livre et du commerce, c’est de plus en plus complexe de trouver un repreneur, notamment pour des raisons économiques. » « L’économie du livre connaît des temps fragiles » concède Josserand Thiebaud.
Mais la librairie a aussi la chance de faire partie du réseau BD Fugue. « C’est une franchise sans les mauvais côtés » explique Léo Santa Maria. La boutique doit garder l’ADN, c'est-à-dire les visuels et les valeurs du réseau mais a carte blanche pour le reste.
