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Sauramps: la décision de justice contestée par l'ancien P-DG

La CPME34 en séminaire au lac du Salagou soutient le groupe Sauramps. - Photo DR

Sauramps: la décision de justice contestée par l'ancien P-DG

Contestant le jugement rendu par le tribunal de commerce, l’ex P-DG du groupe montpelliérain a déposé un recours auprès de la cour d’appel, qui devrait statuer d’ici la fin du mois.
 

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Par Cécile Charonnat,
Créé le 03.07.2017 à 14h25,
Mis à jour le 04.07.2017 à 08h42

Enième rebondissement dans la cession du groupe de librairies montpelliérain Sauramps. Vendredi 30 juin, Jean -Marie Sevestre, son ex-P-DG, a interjeté appel, par le biais de son avocat, du jugement rendu le 28 juin par le tribunal de commerce de Montpellier.
 
Trois recours ont été déposés devant la cour d’appel. Ils concernent trois filiales du groupe : la SARL Saint-Jean à Alès (Sauramps en Cévennes), Sauramps et Cie (librairies du Triangle et du Musée Fabre à Montpellier) et le SAS Sauramps Odysséum (Odyssée à Montpellier).
 
"Un jeu très dangereux"
 
Un juge de la cour d’appel doit désormais statuer sur la suspension, ou non, du jugement du tribunal de commerce, qui a confié au Furet du Nord le sort des librairies d’Alès, du Triangle et du Musée Fabre, entraînant, dès vendredi 30 juin, la liquidation du magasin Odyssée et de l’entrepôt de Maugio.
 
Si le juge décide de suspendre le jugement, le Furet du Nord "rend alors les clés et rentre chez [lui]", indique Pierre Coursières. Le président de l’enseigne, officiellement propriétaire des quatre libraires Sauramps depuis le 1er juillet, a longuement rencontré les salariés de chaque entité vendredi 30 juin et samedi 1er juillet "afin d’expliquer le projet", basé sur deux axes : "une relance commerciale préservant la dominance du livre et des nouveaux outils digitaux."
 
"C’est un jeu très dangereux qui est en train de se jouer, ajoute Pierre Coursières, et qui peut amener, vu l’état de la trésorerie, à la liquidation de l’ensemble du groupe." La cour d’appel devrait rendre son jugement sur le fonds d’ici la fin du mois.
 
Pérennisation des librairies
 
Moins disant socialement, le Furet du Nord a été préféré par le tribunal de commerce à la société Amétis, portée par l’architecte François Fontès et son associé Bertrand Barascud, en raison notamment de sa "solidité financière", indique la délibération. "La perte dans l'immédiat de 37 emplois par rapport à Amétis nous apparaît compensée d'une part par la pérennisation des emplois repris, et d'autre part par la perspective de recrutements à venir ", poursuit le jugement du tribunal, qui précise qu’il est proposé "26 postes à pourvoir au sein du groupe Furet du Nord ainsi que la mise en place de 4 CDD de 6 mois" et que Pierre Coursières "a convaincu le tribunal sur sa capacité à intervenir immédiatement sur la gestion opérationnelle du groupe et à assumer l'activité très soutenue du deuxième semestre, essentielle pour le redressement du groupe."
 
Un jugement qui, depuis mercredi 28 juin, entraîne des réactions en chaîne : grève et manifestations chez les salariés, mouvements de soutien, page Facebook, pétition qui a recueilli plus de 570 signatures…

De son côté, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC), auquel appartient Le Furet du Nord, a indiqué, dans un communiqué, que l’enseigne est “assurément la mieux placée pour investir les montants indispensables pour donner à Sauramps et à ses librairies les moyens de relancer leur activité de manière pérenne, avec des perspectives évidentes de réussite, d’expansion et de recrutements à venir. ”

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