Le prix Léopold Sedar Senghor à Georgia Makhlouf | Livres Hebdo

Par Manon Quinti, le 20.10.2014 à 13h05 (mis à jour le 20.10.2014 à 14h00) Premier roman

Le prix Léopold Sedar Senghor à Georgia Makhlouf

Georgia Makhlouf - Photo © PHILIPPE MATSAS-OPALE

Premier roman paru chez Rivages, Les absents est considéré par le jury comme "un ouvrage dont le style et la maîtrise d'écriture promettent une belle carrière littéraire à son auteur".

Le 9e Prix Léopold Sedar Senghor du premier roman francophone et francophile récompense Les absents de Georgia Makhlouf, publié en février 2014 chez Rivages, a annoncé le jury. Le prix attribué au 3e tour de scrutin, par 6 voix contre 4, a été remis le 17 octobre à l'Espace laïque Jules Vallès, à Paris (15e).

Georgia Makhlouf, membre du comité éditorial de L'Orient Littéraire, partage sa vie entre Paris et Beyrouth. Elle a remporté le prix France-Liban pour Eclats de mémoire (2006) et le prix Phénix pour Les Hommes debout (2007), publiés aux éditions Al Manar. Dans son livre, la narratrice livre le récit d’une vie commencée sous les auspices d'une enfance heureuse, brisée par la guerre et l’exil. Elle le fait à travers les portraits de ceux qu’elle nomme les "absents", personnages qui ont croisé son parcours et ont disparu. "Un ouvrage dont le style et la maîtrise d'écriture promettent une belle carrière littéraire à son auteur", prédit le jury.

Doté de 3000 euros, le prix créé par l’association Plume Noire, présidée par Dominique Loubao, veut rendre hommage au poète Léopold Sedar Senghor en distinguant "des écrivains d'expression française qui ont réussi à créer en utilisant la langue qu'ils ont en partage, des œuvres de qualité, riches d'émotions, d'humanité et d'originalité".

Deux autres titres étaient finalistes : Là où la terre est rouge, de Thomas Dietrich (Albin Michel) et Les voyages de Daniel Ascher de Déborah Lévy-Bertherat (Rivages).
 
La première sélection avait pris en compte neuf autres titres :
Aime la guerre, de Paulina Dalmayer, Fayard (Pologne) ;
Cette malédiction qui ne tombe finalement pas si mal, de Florian Eglin, Ed. La Baconnière (Suisse) ;
Comme Baptiste, de Laurent Patrick, Gallimard (France) ;
Georgia, de Julien Delmaire, Grasset France (Guadeloupe) ;
La corbeille d'Alice de Maude Deschênes-Pradet, Ed. XYZ (Québec) ;
La maison des épices, de Nafissatou Dia Diouf, Ed. Mémoires d'encrier (Sénégal) ;
Le fil des kilomètres,  de Christian Guay-Poliquin, Ed. La Peuplade (Québec) ;
Macao Men, de Gabriel Guillet, Daphnis et Chloé (France) ;
Pour en finir avec Eddy Bellegueule, d'Edouard Louis, Seuil (France).

Présidé par Hervé Bertho, rédacteur en chef de Ouest France Dimanche, le jury était composé d’Isabelle Colin, conservateur (Réseau des Bibliothèques Ville de Paris), les écrivains Vénus Khoury Ghata et Louis-Philippe Dalembert, Caroline Moulin Schwartz (Bloggeuse littéraire, jury prix Elle des lectrices), Dominique Fillipi, gérante de la librairie La Promesse (Paris 15e), les journalistes Catherine Fruchont-Toussaint (RFI) et Hubert Artus (LIRE), Jean-Claude Pérrier, critique littéraire et journaliste, par ailleurs collaborateur de Livres Hebdo, Nicolas Forest, bibliothécaire (Bibliothèque Landowski, Boulogne) et Eugene Fresnel (professeur de littérature, au lycée Notre Dame des oiseaux).
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