Prix littéraires

Les proclamations des Grands Prix d’Automne, retardées par la crise sanitaire et la fermeture des librairies, ont donné le sourire à Buchet-Chastel, Christian Bourgois, Gallimard, Christian Bourgois ou encore Stock. Avec la réouverture des librairies samedi dernier, le bandeau rouge devraient pouvoir dynamiser les ventes de leurs lauréats.

Serge Joncour, lauréat du prix Femina début novembre pour Nature humaine (Flammarion), a vu ainsi ses ventes grimper après la proclamation. En trois semaines (confinées), il a écoulé plus de 13000 exemplaires de son roman, alors qu'il en avait vendu 20000 ex. lors de ses douze premières semaines en librairie. Chloé Delaume, prix Médicis pour Le cœur synthétique (Seuil), a réalisé près de la moitié de ses ventes dans les trois semaines qui ont suivi sa récompense, doublant ainsi son cumul.
 
Ayant obtenu le Prix Goncourt pour L’Anomalie d’Hervé le Tellier, Gallimard débute avec une réimpression de 250000 exemplaires. Une légère hausse face au Goncourt 2019Tout les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, qui avait été retiré à 220000 exemplaires. Le roman a déjà séduit 30000 lecteurs. Un Goncourt ne s'est pas vendu à moins de 300000 exemplaires deuis 2016.

Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon, Prix Renaudot 2020, passe du quitte au double avec 100000 exemplaires supplémentaires mis sur le marché, un « tirage exceptionnel » pour Buchet-Chastel nous précise son directeur marketing, Nicolas Watrin. Le livre a déjà trouvé 35000 lecteurs depuis sa parution. Une année sur deux, le Renaudot cartonne presque aussi bien que le Goncourt.

La Grande Épreuve d’Etienne de Montety, publié chez Stock, voit ses tirages grossir de 25000 exemplaires après l’obtention du Grand Prix de l’Académie française. Avec moins de 5000 exemplaires vendus jusqu'à présent, le prix des académiciens va lui permettre un grand bond en avant.
 
Pour Bourgois, récompensée pour De parcourir le monde et d’y rôder de Grégory le Floch, l’organisation s’est faite en deux temps: une première réimpression de 1000 exemplaires après l’annonce du Prix Wepler puis, une seconde de 3000 après son Prix Décembre.
 
Des chiffres de réimpression ne sont toutefois définitifs pour aucune maison, chacune voyant la période de noël comme un tremplin supplémentaire pour leurs auteurs. « Les lecteurs cherchent des valeurs sûres à cette période » explique Nicolas Watrin.  
 

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