Disparition

Les réactions au décès d'Elie Wiesel

Elie Wiesel - Photo DR

Les réactions au décès d'Elie Wiesel

La disparition de l'écrivain Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix et rescapé de la Shoah, samedi 2 juillet, a provoqué une vive émotion dans le monde entier. 

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Par Pierre Georges
Créé le 04.07.2016 à 15h27 ,
Mis à jour le 04.07.2016 à 18h13

L'écrivain américain Elie Wiesel, rescapé des camps de la mort nazis et prix Nobel de la Paix 1986, est décédé samedi 2 juillet à l'âge de 87 ans après avoir consacré sa vie à la mémoire de la Shoah. Voici une liste de réactions et d'hommage qui font suite à l'annonce de son décès. 

Barack Obama, président des Etats-Unis, a salué la mémoire d’un "ami", "de l’une des grandes voix morales de notre temps, et à bien des égards, la conscience du monde". M. Wiesel ne se battait pas uniquement contre l’antisémitisme, a rappelé le locataire de la Maison blanche, soulignant son engagement contre la haine, la bigoterie et l’intolérance sous toutes ses formes.
- Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, a salué sa mémoire, faisant valoir qu’il était un "rayon de lumière et un exemple d’humanité croyant en la bonté de l’homme". "L’Etat d’Israël et le peuple juif pleurent avec amertume la mort d’Elie Wiesel", a dit M. Nétanyahou.

- Raphaël Glucksmann, philosophe, salue sur Twitter La Nuit (Minuit) comme le "livre essentiel du siècle passé". 


- Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué: "L’humanité perd un grand témoin de l’holocauste, un infatigable combattant de la mémoire et un prodigieux homme de lettres de langue française." "Notre devoir est de faire vivre son message, qui lui avait valu le prix Nobel de la Paix, et les valeurs qu’il incarnait"
 
- Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, salue dans un communiqué "la mémoire de cet homme exceptionnel, qui fut un immense écrivain, luttant par son œuvre contre les forces de l’oubli et de l’indifférence, mais aussi un militant inlassable des droits de l’homme, appelant l’attention de l’opinion mondiale sur les individus et sur les peuples victimes de persécutions"
 
- Audrey Azoulay, ministre de la Culture, rend hommage à un "soldat de la paix". Dans un communiqué, elle salue "un homme au regard si doux, avait connu le pire de ce que l'humanité peut produire, mais avait fait de sa vie une victoire. Il avait gardé confiance en l'homme, défendu ses droits dans les tribunes internationales comme ses livres".
 
- Anne Hidalgo, maire de Paris: "De l’importance du devoir de mémoire. “Celui qui ne connaît pas l’Histoire est condamné à la revivre”, disait Elie Wiesel. N’oublions jamais". (sur Twitter)
- Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education: "Grande tristesse, Elie Wiesel nous a quittés. Une conscience universelle disparaît dont la voix ne s'éteindra jamais". (sur Twitter)
- Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture: "Elie Wiesel était une conscience, un homme de lumière, un visionnaire. Il mérite d'entrer dans le panthéon des grands". (sur Twitter)
 
- Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, dans un communiqué: "Avec la disparition d’un infatigable et admirable témoin, il nous reste la force du témoignage de paix, par l’un de ceux qui ont été confrontés à l’horreur absolue." Sa "lutte contre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice a aujourd’hui force d’exemple". 
 
- Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice: "Elie Wiesel, ou la défaite de l'horreur absolue: un esprit lumineux invaincu, une conscience vigilante au monde". (sur Twitter)
 
- Bernard Henri-Lévy, philosophe: "C'était un grand homme d'une extraordinaire humilité (...) Son livre La nuit a cela de singulier qu'il garde une fraîcheur noire. On sent à chaque ligne qu'il est arraché au silence. (...) Wiesel avait passé dix ans à professer que ce dont il allait témoigner n'était pas dicible, et il a fini par trouver au fond de lui-même ces mots". (sur Europe 1)

 


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