un premier roman par jour

Maëlle Guillaud, "Lucie ou La vocation", chez Héloïse d'Ormesson

Maëlle Guillaud - Photo P. Matsas

Maëlle Guillaud, "Lucie ou La vocation", chez Héloïse d'Ormesson

Tous les jours pendant l'été, Livres Hebdo présente un premier roman de la rentrée littéraire 2016. Aujourd'hui, Lucie ou La vocation de Maëlle Guillaud.

Par Agathe Auproux ,
Créé le 28.07.2016 à 13h00 ,
Mis à jour le 28.07.2016 à 18h29

"Les touristes pullulent autour d’elle". C'est la première phrase de Lucie ou La vocation, premier roman de Maëlle Guillaud, éditrice chez Albin Michel, à paraître le 18 août aux éditions Héloïse d'Ormesson. La primo-romancière, née en 1974, raconte l'amour de Lucie. Pour imposer celui qu'elle a choisi, l'héroïne ne doit céder ni devant les larmes de sa mère, ni face à l'incompréhension de sa grand-mère ou à la colère de son amie Juliette. Un jour pourtant, le sacrifice qu'elle a durement payé est violemment ébranlé par la découverte d'un secret. S'est-elle fourvoyée ou est-elle victime d'une manipulation ? 

Lucie n'est pas amoureuse d'un homme, Lucie est amoureuse de Dieu. Dans ce premier roman intense et bouleversant, Maëlle Guillaud parvient à décrire, dans un style d'une justesse épatante, cet amour unique, si singulier. Cette abnégation absolue. Lucie, jeune khâgneuse, devient Soeur Marie-Lucie. Elle promet chasteté, pauvreté et obeissance et s'engage dans un mariage fait de douleur et de renoncement.

Ce premier roman extrémement précis et documenté s'installe entre les murs froids d'un couvent isolé et cruel, raconte l'oubli de soi, le pouvoir de l'Eglise, et résonne parfaitement dans la société actuelle sur les questions de foi, d'humiliation et de spiritualité.


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