Nicolas Roiret, "L'Eté chez Cochise", chez Rue Fromentin | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 11.08.2016 à 16h49 (mis à jour le 11.08.2016 à 17h00) Un premier roman par jour

Nicolas Roiret, "L'Eté chez Cochise", chez Rue Fromentin

Nicolas Roiret - Photo F. GRIVELET

Tous les jours pendant l'été, Livres Hebdo présente un premier roman de la rentrée littéraire 2016. Aujourd'hui, L'Eté chez Cochise de Nicolas Roiret. 

"Ce jour-là, je n'ai pas mis de caleçon sous mon jean." Ainsi débute L'Eté chez Cochise, le premier roman de Nicolas Roiret, à paraître le 25 août chez Rue Fromentin, lorsque son principal protagoniste, Rico, s'apprête à sortir de l'hôpital après une cure de sevrage alcoolique. L'alcool, Rico tentera de lui échapper durant les 280 pages qui suivent, des bas-fonds parisiens aux luxueuses villas de la Côte d'Azur. 

Lorsqu'il quitte l'hôpital, effrayé par le retour dans le monde réel, seul et sans surveillance avec "toutes les bouteilles de tous les bars de la ville à portée de mains", Rico décide d'aller s'installer, en guise de post-cure, chez Cochise, sorte de gourou-motard ayant suivi le même traitement que lui, et qu'il idolâtre. Il pousse alors la porte de sa somptueuse et mystérieuse villa du 12e arrondissement, une "réserve d'Indiens" peuplée par la faune underground parisienne.  Il y rencontrera Babar, acteur pornographique aux "471 films", Gomez, son "Sancho Pança complètement débile", Nounours, un barman abstinent mais presque recordman du nombre de shot de tequila ou encore Kito, une magnifique et troublante Congolaise. 

L'histoire de Rico devient celle d'une double lutte. D'abord, celle qui progressivement se dessine contre tout cet entourage, qui, s'il lui paraît pittoresque et ressourçant les premières semaines, va vite virer à l'asile de fous dangereux et se retourner contre lui. Une lutte, ensuite, contre lui-même et ses addictions aux drogues et à l'alcool. 

L'Eté chez Cochise, histoire d'une chute qui paraît inexorable, navigue entre roman noir à la Jim Thompson et réalisme sale teinté d'humour. Il s'agit d'un récit brutal et juste, toujours éclairé par une lueur d'espoir : celle d'Anna, une femme que Rico rêve de rejoindre loin de Paris, en Nouvelle-Calédonie. 

Journaliste, Nicolas Roiret a travaillé comme reporter dans la presse magazine, et notamment pendant les grandes années d'Actuel de Jean-François Bizot. Il avait déjà signé La mécanique du saut, un recueil de nouvelles paru l'année dernière, toujours chez Rue Fromentin. Il y racontait aussi des histoires de jeunes, d'excès d'alcool et de drogues, et de flirt avec la mort.

Le dossier Rentrée littéraire 2016 de Livres Hebdo, paru dans le numéro du 1er juillet, recense 66 premiers romans francophones et propose une analyse et bibliographie complètes des ouvrages à paraître entre août et octobre prochains.
close

S’abonner à #La Lettre