Subventions, formation et retours d’expériences au menu des libraires francophones | Livres Hebdo

Par Clarisse Normand, le 18.03.2018 à 18h12 (mis à jour le 19.03.2018 à 14h47) Librairie

Subventions, formation et retours d’expériences au menu des libraires francophones

Les cinq libraires francophones décorés dans l’ordre des Arts et Lettres avec Vincent Monadé (CNL) et Anne Tallineau (Institut français) - Photo C.NORMAND/LH

La traditionnelle matinée des libraires francophones, dimanche 18 mars au Centre national du livre, a permis de présenter la dématérialisation des demandes d’aides au CNL et un nouveau module de formation Bief-AILF, et de prendre connaissance d’intéressants retours d’expériences.
 

En marge de Livre Paris, le Centre national du livre (CNL) a accueilli dimanche 18  mars, comme chaque année, des libraires francophones venus du monde entier pour une matinée d’échanges professionnels.

Ouvrant la séance, Philippe Bouchon, chargé des librairies francophones au CNL, a présenté la nouvelle plateforme qui leur permettra désormais de faire leurs demandes de subventions de manière dématérialisée.

Avenir du métier 
Dans la foulée, Agnès Debiage, vice-présidente de l’Association internationale des libraires francophones (AILF), gérante d’Oum el dounia au Caire (Egypte), et Pierre Myszkowski, chargé des échanges professionnels au Bureau international  de l’édition française (Bief), ont présenté un nouveau module de formation pour travailler sur l’avenir du métier en tenant compte des évolutions de la consommation, de la lecture ou de la production éditoriale. Ce module qui débute cette année, avec une cession d’une semaine du 2 au 6 juillet, sera proposé une fois tous les deux ans, de manière intercalée avec un module existant plus opérationnel, construit autour d'une immersion de quinze jours dans une libraire française. L'ensemble de ces deux modules vient compléter l’offre de formation aux libraires, dont certaines se font sur-mesure sur le terrain.

Ayant décidé d'abandonner la traditionnelle présentation des chiffres des ventes de livres à l’export, Olivier Aristide, directeur général de la Centrale de l’édition, a présenté à la place l’intérêt pour un libraire d’ouvrir un compte client en direct chez les diffuseurs-distributeurs français. Il a également annoncé l’arrivée à la Centrale de Geoffroy Delmas, comme responsable de l’organisation transport en remplacement de Cécile Douste, et la nomination de Joëlle Trémoulet comme responsable assurances crédits en remplacement de Monique Le Foll, partie à la retraite.

Financement participatif 
Côté expérience, Marie-Eve Venturino, gérante de la Libreria Stendhal à Rome, a détaillé l’intérêt d’une opération de financement participatif qui, dans son cas, lui a permis d’organiser un festival littéraire d’une semaine et de communiquer à grande échelle sur la rénovation et la programmation culturelle de la librairie. Forte de la réussite de l’opération, elle a pointé l’importance des réseaux sociaux et la nécessité d’y distiller une information régulière.

Enfin, la matinée a aussi été l’occasion d’accueillir les cyclopédistes Charlélie Lecanu et Edouard Delbende, venus présenter leur tour du monde des libraires en vélo effectué en 2016-2017 et largement relayé par Livres Hebdo.

Venant clore la matinée, Anne Tallineau, directrice générale de l’Institut français, a remis, en présence de Vincent Monadé, président du CNL, les insignes de chevalier et d'officier des arts et lettres à Sylviane Friederich, Philippe Goffe, Maryline Noel, Patrick Suel et Smail M’Hand.
 
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