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Une semaine pour penser les archives

Une semaine pour penser les archives

Organisée par le Conseil international des archives (ICA), la Semaine internationale des archives s’est tenue du 8 au 14 juin. Une édition 100% en ligne centrée cette année sur l’importance de l’archivage dans les sociétés du savoir.

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Par Mylène Moulin ,
Créé le 15.06.2020 à 09h51 ,
Mis à jour le 16.06.2020 à 09h43

À l'ère de la désinformation et des menaces de cybersécurité, alors que les faits alternatifs et les fausses nouvelles envahissent l’espace public, l’accompagnement responsable est devenu la pierre angulaire du travail des archivistes. Face à la demande croissante de la part des utilisateurs de documents et de données fiables, la profession cherche à renforcer ses bonnes pratiques d’acquisition, de conservation et de diffusion de l’information. En valorisant par exemple les fonds archivistiques, en les adaptant aux nouveaux usages académiques et en accompagnant les professionnels comme le grand public, dans leur approfondissement des pratiques d’archives.  

Documenter les réseaux sociaux 

Dans cette optique, les archivistes ont été invités à créer et à diffuser quotidiennement des actions réalisées en faveur du public. Ils ont également disserté sur l’usage des nouvelles technologies dans la gestion des archives et notamment sur la mise en place d’outils de travail collaboratifs favorisant un accès plus large aux contenus archivistiques en ligne. L’importance de la conservation des documents numériques, la manière dont ils sont préservés et la question de la préservation des données personnelles sur le web ont été au coeur du webinaire en anglais « What I wish I knew about Digital Preservation ».  

Pour Vicenç Ruiz Gómez, membre du conseil de la Société catalane des archivistes et gestionnaires de documents, l’avenir même de la profession archivistique ne peut pas être dissociée des pratiques sociales. Intervenant d'une table ronde sur l’archivage social et l’open sourcing, l'archiviste a rappelé que “les archives ne sont plus seulement les lieux où l’on peut appliquer des politiques de contrôle et de contextualisation de l’information à l’intérieur des organisations. Elles se sont converties en la société et la société s’est muée en archive”. Selon Ruiz Gómez il est urgent que les professionnels prennent conscience de la nécessité de préserver la documentation sociale, notamment à travers l’archivage des réseaux sociaux comme Twitter, Facebook ou Instagram, mémoire vivante de notre actualité. 

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