Crise sanitaire

Deux étudiants se mobilisent pour sauver les bouquinistes

Photo CC BY-SA 3.0/BENH LIEU SONG

Deux étudiants se mobilisent pour sauver les bouquinistes

Grégoire Cazcarra, étudiant à Sciences Po Paris, et Cloé Artaut, étudiante en classe préparatoire à Bordeaux, ont lancé une pétition dimanche 7 juin pour sauver les bouquinistes, impactés par la crise sanitaire.

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Par Alexiane Guchereau,
Créé le 10.06.2020 à 19h16,
Mis à jour le 15.06.2020 à 15h20

"Nous voulons vous parler de femmes et d’hommes que vous n’avez peut-être jamais rencontrés et qui, pourtant, occupent dans l’imaginaire collectif une place singulière : les bouquinistes de Paris" expliquent Grégoire Cazcarra, étudiant à Sciences Po Paris, et Cloé Artaut, étudiante en classe préparatoire à Bordeaux, dans la pétition qu'ils ont lancée dimanche 7 juin pour sauver ces professonnels du secteur, lourdements impactés par la crise.

Dans une situation déjà précaire avant la crise sanitaire, les bouquinistes ne réalisent, depuis la levée du confinement, "qu'entre 0 et 10 euros de chiffre d'affaires par jour" selon Grégoire Cazcarra, interrogé par Livres Hebdo. "Certains vont devoir cesser leur activité et on peut craindre une érosion  de la profession avec la diminution du nombre de bouquinistes" déplore l'étudiant.

Avec Cloé Artaut, mais aussi avec Jérôme Callais, président de l'Association culturelle des bouquinistes de Paris, ils ont "l'espoir d’un sursaut des citoyens" pour sauver la profession suite au confinement, période durant laquelle beaucoup de Français avaient pu retrouver le goût de la lecture. Grégoire Cazcarra souhaite sur ce point, attirer l'attention sur "l'avantage" du métier de bouquiniste, à savoir l'échange pour obtenir des conseils de lecture. Selon les deux étudiants, "on compte environ 230 bouquinistes aujourd’hui le long des quais, toujours enclins à transmettre les connaissances et la mémoire dont ils sont les fiers gardiens."

Avec leur pétition qui dépasse le 10 juin les 1000 signatures, Grégoire Cazcarra et Cloé Artaut ne demandent aucune subvention mais souhaitent "simplement contribuer à inciter les citoyens et en particulier les jeunes" à flâner sur les quais de Seine pour acheter un livre à un bouquiniste.


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