Sept librairies en croissance

La renaissance de Ruc à Colmar (5/7)

La librairie RUC à Colmar

La renaissance de Ruc à Colmar (5/7)

Chaque lundi pendant l'été, Livres Hebdo vous propose de découvrir une librairie française en pleine croissance. Cinquième épisode de la série avec la librairie Ruc de Colmar (Haut-Rhin), 166e au classement Livres Hebdo des 400 premières librairies françaises.

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Par Marine Durand,
Créé le 01.08.2016 à 10h30,
Mis à jour le 01.08.2016 à 10h30

Créée en 1980, intégrée au réseau Chapitre puis rachetée en février 2014, au moment de la liquidation du groupe, la librairie Ruc a retrouvé des couleurs en même temps que son indépendance grâce au couple de libraires Christelle et François Ceard, anciens propriétaires de la librairie Alpine de Gap (Hautes-Alpes). Le commerce alsacien de 650 m2, situé dans le centre-ville de Colmar, a logiquement enregistré une hausse de son chiffre d'affaires (1 417 000 euros en 2015, contre 1 132 000 euros en 2014), atteignant la 166e place du classement Livres Hebdo des 400 premières librairies françaises. Livres Hebdo s'est entretenu avec son gérant.

Intérieur de la librairie RUC de Colmar
Livres Hebdo : Quelles sont les caractéristiques de votre librairie ?

François Ceard : La librairie Ruc est une librairie généraliste et populaire, qui s'adresse à tout le monde et n'accorde pas plus de place à un rayon qu'à un autre. Le magasin s'étale sur cinq niveaux avec une architecture intéressante puisqu'on retrouve la lumière du jour à tous les étages, grâce à un grand escalier central.

Quelles ont été vos premières décisions lors de la reprise ?

Nous avons conçu le magasin comme un lieu de vie et d'échanges. Le slogan de notre dernière publicité était d'ailleurs "retrouvez-vous", autour de l'idée de se retrouver soi-même et de retrouver des proches dans cet espace. Nous avons également supprimé les tables trop imposantes pour améliorer la circulation dans l'espace, et mis en place des rayonnages denses et fournis, qui constituent notre fonds. A la base de cette orientation, il y a la volonté de revenir au cœur du métier de libraire, en faisant des choix sans qu'ils soient dictés par les éditeurs ou les opérations commerciales. Et bien sûr, en étant à l'écoute du client.

Intérieur de la librairie RUC de Colmar
Comment envisagez-vous l'avenir ?

Aujourd'hui, nous récoltons le fruit de notre travail en 2015, avec un chiffre d'affaires en progression de 10 à 15% chaque mois. Mon épouse et co-propriétaire nous a rejoint il y a un an et demi et a donné envie à l'ensemble de l'équipe de faire des sélections plus fermes. Nous essayons chaque jour d'inciter nos libraires à se réapproprier leur métier : ce sont eux qui font leur rayon, qui voient les représentants, qui connaissent leurs clients. Pour le futur, notre objectif est de faire de la librairie un acteur culturel de la ville. Nous aimerions donner une estrade à des associations, à des opérations, des interlocuteurs. Il faut que la librairie assume sa place dans la ville tout en donnant une visibilité au livre.

Sept librairies en croissance






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