EDITION

Par un jugement prononcé le 29 juin, le tribunal de commerce de Paris a mis en liquidation le groupe Hoche Communication, ainsi que les sociétés affiliées ou filiales, Hoche Grand Sud et Le Baron perché (jeunesse). Le Sablier, autre maison d'édition de cet ensemble, basée à Forcalquier (Alpes de Haute Provence) a été liquidée en mars dernier. Vents de sable (beaux livres) a échappé à cette tourmente.
 
Créée en 2013, Hoche Communication est une émanation du groupe de communication R9, dirigé par Olivier Baillet, également président ou gérant des filiales d'édition. Jacques-Marie Laffont était directeur général et éditorial de cette branche.
 
"Je ne suis pas au courant de tout, j'agissais pour eux, je suis extérieur, je louais mon nom et ma marque via une société qui m'appartient. J'ai d'ailleurs quatre factures en retard", explique-t-il dans un entretien au téléphone.
 
"Je me suis battu pour que les auteurs du Baron perché soient payés, ce qui a été fait", ajoute-t-il. Les auteurs de cette maison ont obtenu le règlement de leurs droits pour l'année 2014 après avoir publiquement dénoncé les impayés dont ils étaient victimes, avec le soutien de la Société des gens de lettres (SGDL) et de la Charte des auteurs jeunesse. Ils ont relancé récemment un nouvel appel, pour obtenir le paiement des droits pour 2015, trop tard cette fois.
 
25000 euros de droits en souffrance

Le total des droits dus atteint 25000 euros pour les seules ventes en France indique Maïa Bensimon, responsable juridique de la SGDL. "Nous allons tenter de rester groupés pour encourager une reprise de l'ensemble de la collection "Comment parler de", qui forme un tout bien identifié" explique Christophe Hardy, à l'origine de l'action collective des auteurs.
 
Il n'y a quasiment pas de droits impayés pour les autres filiales d'édition du groupe assure Jacques-Marie Laffont, sauf pour Le Sablier "mais c'est le fait d'une situation antérieure à la reprise par Hoche communication" affirme-t-il.

Usage non conforme
 
Jacques-Marie Laffont et Christine Boutin sur le plateau du Grand Journal le 23 mars 2016. - Photo COPIE D'ÉCRAN/CANAL+
"Je vais retrouver des éditeurs pour les auteurs adultes dont je m'occupe et qui me suivent depuis longtemps, pour certains d'entre eux. Je suis dans ce métier depuis 40 ans", rappelle-t-il.
 
Jacques-Marie Laffont a récemment édité un livre signé de Christine Boutin, ex-élue UDF qui s'était fait connaître par son opposition farouche au PACS, puis au mariage pour tous. L'ouvrage reprenait dessins et caricatures d'auteurs qui ont découvert une utilisation de leurs œuvres non conforme au projet qui leur avait été présenté. "Ils ont tous été réglés" assure Jacques-Marie Laffont.
 
Olivier Baillet est resté injoignable.

Commentaires (2)

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A

Alain Bischoff

il y a 4 ans à 08 h 30

Monsieur Laffont ne doit pas seulement de l'argent à « ses » auteurs, il en doit aussi à « ses » correcteurs, dont moi-même à qui Hoche et Le Baron perché doivent près de 3 000 euros. Malgré deux ordonnances d'injonction de payer, aucun paiement, les saisies-attributions n'ont rien donné, les comptes bancaires de Hoche du Baron perché sont à zéro ou débiteurs. Ces gens de Hoche ou du groupe R9 sont tout ce qu'on voudra, mais certainement pas des éditeurs ; avant sa reprise par Hoche, Le Baron perché était une maison d'édition sérieuse et respectée. R9 et Laffont ont coulé cette belle maison, quel gâchis !


C

Clara

il y a 4 ans à 10 h 08

Et aux traducteurs dont je suis. J'espère que les NDA du Sablier seront aussi honorées.


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