A 25ans, Victor Jestin signe son premier roman chez Flammarion. - Photo PASCAL ITO
"La chaleur" de Victor Jestin chez Flammarion
Pendant l’été, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée 2019. La chaleur de Victor Jestin narre l'histoire d'un adolescent étranger au monde qui l'entoure et qui s'oppose, passivement mais de toutes ses forces, aux injonctions au bonheur.
"Oscar est mort parce que je l’ai regardé mourir, sans bouger". Ainsi débute l'histoire de Léonard, 17 ans, racontée dans La chaleur, premier roman de Victor Jestin, à paraître le 28 août chez Flammarion. L'adolescent passe sa dernière journée de vacances dans un camping des Landes. Sur la plage, il enterre le corps d’Oscar, qu’il a passivement regardé mourir, étranglé par les cordes d’une balançoire avant de faire, le lendemain la rencontre d'une fille.
Dans son avant-critique parue dans notre numéro du 21 août, Jean-Claude Perrier souligne, entre hantise, désir et sursis, que l'auteur signe un roman "bref, sans pitié, très réussi", et "excelle à rendre l'atmosphère poisseuse du camping, le profond mal-être de son personnage tourmenté, la pauvre comédie sociale alentour avec ses inévitables conflits".
Le roman a été retenu dans la première sélection du Prix Stanislas, qui sera remis à Nancy le 14 septembre et fait partie des coups de cœur de la rentrée des Libraires du Furet du Nord.
Victor Jestin a 25 ans. Il a passé son enfance à Nantes, étudié au Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle et vit aujourd’hui à Paris. Il a coécrit avec le réalisateur Thomas Petit, le court métrage Le cavalier seul et le long métrage Sous le soleil exactement. Le jeune auteur a évoqué son roman dans une interview publiée par Flammarion sur Youtube.
Vingt-huit ans après le succès colossal de L’homme qui voulait vivre sa vie (Belfond, trad. Bernard Cohen), l’Américain reprend le fil de l’existence de son héros aux multiples identités dans L’homme qui n'avait pas assez d’une vie. Dans ce 17e roman à paraître le 7 mai chez Belfond, il interroge avec gravité ce qui demeure : l’impossible effacement du passé et les regrets qui l’accompagnent.
Le prix de la BD SF a désigné ses deux lauréats. Idéal, de Baptiste Chaubard et Thomas Hayman (Sarbacane), et Silent Jenny, de Mathieu Bablet (Label 619), remportent les éditions 2024 et 2025.
Le 7 mai 2026 marque le lancement de la nouvelle collection des Éditions du commun, « Une autre histoire de », dédiée à d’autres lectures de l’histoire, dont le premier volume est signé Nepthys Zwer. Dirigée par Sylvain Bertrand, la collection publiera trois titres par an, avec un tirage prévu entre 2 000 et 3 000 exemplaires.
Par
Lora Lemaréchal
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