Thomas Flahaut, "Ostwald" chez l’Olivier | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 21.07.2017 à 11h31 (mis à jour le 21.07.2017 à 14h30) Un premier roman par jour

Thomas Flahaut, "Ostwald" chez l’Olivier

Thomas Flahaut - Photo PATRICE NORMAND

Durant l’été, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée littéraire 2017. Aujourd’hui, Ostwald de Thomas Flahaut, à paraître le 24 août à l’Olivier.

« Comment ça meurt une ville ? » s’interroge dès la première ligne le narrateur du premier roman de Thomas Flahaut, Ostwald, à paraître le 24 août à l’Olivier.

Noël a grandit à Belfort, où son père travaillait à l’usine d’Alstom. « Un jour, Alsthom est devenu Asltom. Beaucoup y ont vu un mauvais présage. On disait qu’en enlevant le h de Alstom, c’était le h de humains qu’ils avaient effacé », rapporte le jeune homme. Quand l’usine ferme, la famille se sépare, et le père de Noël part s’installer à Ostwald, à côté de Strasbourg. Quelques temps plus tard survient un accident dans la centrale nucléaire de Fessenheim, à une heure de route. La catastrophe était redoutée mais attendue depuis longtemps par les habitants. Le jeune homme et son frère sont évacués dans un camp improvisé où ils sont témoins d’une agression. Ils décident alors de fuir, en errance dans une Alsace désertée. Non sans nostalgie pour un monde ouvrier qui s’effondre, le primo-romancier aborde, à coups de phrases succinctes et de dialogues concis, le délitement des liens sociaux.

Né en 1991, Thomas Flahaut fait partie de la jeune génération qui compose la rentrée littéraire. Après avoir étudié le théâtre à Strasbourg, il rejoint la Suisse pour suivre un cursus en écriture littéraire. Diplômé de la Haute école des arts de Berne, il vit et travaille à Lausanne, où il a cofondé le collectif littéraire franco-suisse Hétérotrophes.
 
 
 
close

S’abonner à #La Lettre