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[Trophées de l'édition 2020] Adaptation: "Les Hirondelles de Kaboul" en film d'animation

Personnages du film d'animation "Les hirondelles de Kaboul"

[Trophées de l'édition 2020] Adaptation: "Les Hirondelles de Kaboul" en film d'animation

Tous les jours, du 24 novembre au 7 décembre 2020, Livres hebdo révèle un lauréat du palmarès des Trophées de l'édition sur sa chaîne YouTube. Onzième trophée: celui de l’adaptation.
 

Par Thomas Faidherbe
Créé le 09.12.2020 à 18h00

Le Trophée de l'édition 2020 dans la catégorie "Adaptation du livre" est décerné au long métrage d’animation Les Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, adapté du roman éponyme de Yasmina Khadra, paru chez Julliard. 
 


Paru en 2002 aux éditions Julliard, Les Hirondelles de Kaboul aura mis du temps à sortir sur grand écran. Une fois les droits audiovisuels de l’ouvrage cédés à la société de production d’animation Les Armateurs, il faut plusieurs années encore pour travailler sur l'écriture et trouver les cinéastes capables de porter le projet. Après un cheminement éprouvant qui aura duré une décennie, et avec "beaucoup d’opiniatreté", les producteurs sortent une adaptation, "essentielle à leurs yeux" en 2019. 
 
Les Hirondelles de Kaboul est une œuvre dramatique sur un couple éclairé et progressiste subissant la dictature religieuse et morale de Talibans corrompus et impitoyables. Au sein de la société précaire de l’Afghanistan, Yasmina Khadra évoque la violence du pays, mais aussi l'obscurantisme et les relations entre femmes et hommes. Le roman, premier tome d’une trilogie consacrée au conflit entre Orient et Occident, a connu un succès international, traduit dans 29 pays. Il s'est vendu à plus de 600 000 exemplaires.
 
Un projet audacieux
 
Les producteurs font le choix de l’animation, ce qui permet "de créer une forme de distance  avec  la  violence  représentée qui, loin d’être édulcorée, devient plus symbolique, plus intentionnelle". Avec un parti pris innovant et audacieux, le film utilise l’aquarelle de Eléa Gobbé-Mévellec pour apporter "une beauté intemporelle au film dont chaque plan peut être admiré comme un tableau". Bien loin d’un film traditionnel, le projet recherche une forme d’hyperréalisme dans le jeu des acteurs. Ils ont joué "leurs scènes avec costumes et accessoires durant la prise de son, bien loin du traditionnel doublage face à un écran."
 
Avec ce projet, les réalisatrices, Zabou Breitman - qui a déjà adapté au cinéma Je l’aimais d’Anna Gavalda et No et moi de Delphine de Vigan - et Eléa Gobbé-Mévellec - qui a travaillé sur l’adaptation de l’œuvre de Gabrielle Vincent, Ernest et Célestine - réussissent à transposer une œuvre littéraire reconnue et dramatique en un film d'animation à la fois fidèle et singulier. Zabou Breitman a coscénarisé avec Patricia Montagne et Sébastien Tavel l'adaptation cinématographique.
 
Depuis sa sortie en salle en 2018, le film a reçu 14 nominations dans des festivals, dont une sélection Un Certain Regard du festival de Cannes 2019, une nomination aux César et remporte le prix Fondation Gan au Festival d'Annecy et le Valois de la musique de film au festival du film francophone d’Angoulême.Au box-office, il séduit un public adulte avec plus de 320000 entrées en France.  

Demain, ne manquez pas le Trophée de l’innovation du confinement.
 
Les partenaires des Trophées de l'édition 2020 sont le Bief, Editis, la Fnac, GfK, Google, Jouve-Print, Hachette-Livre, Manufacture des Deux Ponts, Média-Participations, Mondi – Pergraphica et Relay.
 

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